Mon petit dictionnaire illustré de l’Islande : Lettre S, de Sandafell au Svínafellsjökull


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SANDAFELL

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Petite colline de 367 mètres surplombant le minuscule port de Þingeyri, sur les rives du somptueux Dýrafjörður.

Thingeyri, Sandafell, paysages, Islande

Le petit port de Þingeyri depuis la Sandafell

De là-haut, vue époustouflante sur le fjord, les montagnes et les vallées environnantes.

Sandafell, paysages, Islande

Panorama depuis la Sandafell, Vestfirðir

Attention, on peut y monter en 4×4 mais la piste est bigrement cabossée et très très pentue sur la fin ! Bien entendu, vous pouvez aussi effectuer l’ascension à pied, compter dans ce cas 3 à 4 heures aller-retour en prenant votre temps depuis la route 60 (possibilité de se garer en bas).

Sandafell, Thingeyri, aeroport, Islande

Vue en direction du Sud depuis la Sandafell. Dans la vallée, l’aéroport de Þingeyri (aujourd’hui fermé) et la ferme de Hólar (bâtiments bleus) (Cliquer pour agrandir)

En récompense de vos efforts, vue imprenable sur les forêts de lupins bleus et une jolie table d’orientation pour mettre un nom sur toutes ces belles montagnes qui se perdent à l’horizon :).

Paysages, Islande, lupin, Sandafell

Champ de lupins bleus sur les flancs de la Sandafell, Vestfirðir

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table, Sandafell, paysages, Vestfirdir

Perds pas le Nord ! Sandafell, Vestfirðir

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SAULE LAINEUX

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Voir aussi à Flore.

Le saule laineux (Salix lanata) est une espèce subarctique de saule. Très éloigné par l’allure de ses cousins continentaux, il s’agit d’un buisson nain ne dépassant guère un mètre de haut et qui constitue, avec le bouleau nain (Betula nana) et le saule arctique (Salix arctica), l’essentiel des surfaces boisées islandaises.

Devant son nom au duvet gris argenté recouvrant ses feuilles dans sa jeunesse, il est facilement identifiable à la belle saison avec ses chatons femelles jaunes et velus. Ne craignant absolument pas les milieux arides, on le retrouve notamment sur le sols sableux et rocailleux où sa présence est très importante pour limiter les phénomènes d’érosion.

saule laineux, flore, buisson, Islande

Saule laineux (Salix lanata), Dettifoss

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SELFOSS

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Voir aussi à Jökulsárgljúfur et Dettifoss.

Plus qu’une simple cascade, Selfoss est un complexe de chutes d’eau en forme de fer à cheval, situé en amont de la monstrueuse Dettifoss. Avec sa dizaine de mètres de hauteur, elle est certes moins impressionnante que sa grande sœur voisine mais n’en demeure pas moins superbe. Ici, les eaux tumultueuses de la Jökulsá á Fjöllum dévalent de toute part les sombres falaises de basalte que subliment de magnifiques bryophytes quasi fluorescentes. Attention, si vous souhaitez vous approcher au plus près de ce joyau, l’endroit est particulièrement humide pour peu qu’il y’ait un brin de vent (autant dire tout le temps en Islande ! :)). Si vous ne voulez par revenir avec un bon rhume, habillez-vous en conséquence et enfilez de bonnes chaussures, les rochers sont particulièrement glissants (tout cela vaut aussi pour Dettifoss bien évidemment) !

Selfoss, cascade, paysages, Islande

Pose longue sur Selfoss

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SELJALANDSFOSS

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Encore une très jolie cascade, à deux pas de la non moins superbe Skógafoss (voir plus bas). La particularité de Seljalandsfoss réside dans le fait qu’on peut passer derrière le filet d’eau et c’est plutôt sympa bien qu’humide :). Et pas la peine d’user votre clavier à me le demander, j’y ai bien entendu cherché le trésor des pirates mais n’y ai trouvé qu’un splendide point de vue sur la Markarfljót et la plaine environnante… et c’est déjà pas mal ;).

Seljalandsfoss, cascade, Islande, paysages

Majestueuse Seljalandsfoss

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SELTÚN

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Seltún. Premier site volcanique par lequel je débutai mon aventure islandaise en 2007. Et je m’en souviens comme si c’était hier. Je crois d’ailleurs que c’est dès cet instant que je suis tombé amoureux de l’Islande… Sous une bruine soutenue et un épais brouillard, nous nous étions engagés avec notre petite Yaris sur la magnifique piste 428. Absolument seuls dans ces paysages lunaires, inquiétants au possible du fait de la météo, nous nous étions d’ailleurs fait quelques frayeurs sur cette gravel road détrempée… Mais la première claque islandaise était belle et bien là… Cette Nature brute de décoffrage, cette ambiance si particulière, cette sensation d’isolement extrême à deux pas de Reykjavik !

Road 428, Islande, paysages

Madeleine islandaise 🙂 Piste 428

Et puis, après une trentaine de kilomètres mémorable, nous laissons la Lune pour Mars : Une odeur d’œuf pourri très soutenu, des rideaux de vapeur s’affolant au gré du vent, le bouillonnement des marmites de boue… Tous nos sens se retrouvèrent d’un seul coup en éveil, secoués par la violence des éléments…

Seltun, paysages, Islande

Contrastes islandais, champ géothermique de Seltún

Lors de mon second passage huit ans plus tard, bien entendu l’effet de surprise ne fut pas aussi intense mais quel plaisir de redécouvrir ce champ géothermique ! Certes, il n’est pas bien grand, certes il y a sans doute plus impressionnant ailleurs, à Námafjall notamment, mais il garde un je ne sais quoi de merveilleux à mes yeux. Un côté Voyage au centre de la Terre, une parenthèse mystique et mirifique qui m’a conduit à me promettre d’aimer à jamais ce gros caillou glacé…

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Seltun, Krisuvik, paysages, Islande

Une pose en Enfer, Seltún, Krýsuvík

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marmite de boue, Seltun, volcanique, Islande

L’emprunte, champ géothermique de Seltún

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marmite de boue, Islande, paysages

Marmites de boue, Seltún, péninsule de Reykanes

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SILÈNE ACAULE

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Magnifique plante vivace aux couleurs chatoyantes, le silène acaule parvient à égayer les paysages les plus austères. Inféodé sur l’île à la toundra arctique, on le reconnaît facilement au tapis de mousse vert flash surmonté de charmantes petites fleurs rose pâle à pourpres qu’il forme ici et là.

silene acaule, flore, fleurs, Islande

Silène acaule (Moss campion, Silene acaulis), Péninsule de Reykjanes

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SKAFTAFELLSJÖKULL

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Langue glaciaire d’une dizaine de kilomètres de long s’étirant au Sud du glacier Vatnajökull. Cette immense virgule glacée a jadis donné son nom au parc national de Skaftafell avant de fusionner avec son voisin, le parc national de Jökulsárgljúfur, pour former le parc national du Vatnajökull.

front glaciaire, Skaftafellsjokull, glacier, Islande

Vue panoramique sur le front glaciaire du Skaftafellsjökull (cliquer pour agrandir)

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SKÁLAVÍK

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Le bout du bout du bout :). Magnifique baie des Vestfirðir, à une douzaine de kilomètres de Bolungarvík, par la superbe piste 630. Enclavée par-delà les inquiétantes montagnes qui surplombent la vallée de Hlíðardalur, cette petite baie dégage quelque chose de magique. Ici, le temps semble suspendu, le silence d’or et les chimères jamais bien loin. Flanquée entre de superbes falaises de blanc, de noir et de vert vêtues, son sable volcanique s’étire face à l’océan. Bientôt, le soleil vient se baigner dans ce lac d’un jour d’un bleu profond, entre le visiteur ébahi et le Groenland tout proche, étirant de toutes ses forces ses rayons chatoyants. Difficile alors d’imaginer les pires tempêtes de l’hiver, lorsque la houle se fracasse avec vacarme sur ces hautes falaises et rend toute navigation impossible.

skalavik, paysages, vestfirdir, Islande

Skálavík la belle, Vestfirðir

Difficile alors de concevoir les montagnes de neige ensevelissant le col et interdisant toute communication avec le reste de l’île pendant des semaines. Et pourtant, tel fut le quotidien de la petite centaine d’irréductibles qui s’installèrent ici il y a un peu plus d’un siècle, bravant cette météo cauchemardesque, les mers démontées et les terres stériles où rien ou presque ne voulait pousser. Pendant quelques décennies, la vallée de Breiðabólsdalur et la baie de Skálavík vécurent ainsi au rythme de ces forçats arctiques. Petit à petit, la rudesse du lieu eut raison de leur énergie et l’endroit retourna progressivement à la vie sauvage avec un grand S. De nos jours, seules quelques fermes abandonnées et quelques sumarhús, ces petites maisons d’été que les Islandais affectionnent particulièrement, ponctuent la petite baie magique….

skalavik, baie, Islande

Magie islandaise, baie de Skálavík, Vestfirðir

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SKÓGAFOSS

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Dans un tout autre style que la très effilée Seljalandsfoss, la Skógafoss n’en est pas moins superbe. Encadrée de belles falaises d’un vert soutenu, les eaux glacées de la Skógá dégringolent de ses 62 mètres dans un vacarme assourdissant.

Skogafoss, cascade, Islande

La puissante du Sud, Skógafoss

Un escalier bien raide permet d’accéder à son sommet et de profiter du panorama exceptionnel. Par beau temps, un festival d’arcs-en-ciel vous accueillera à coup sûr. De là-haut, possibilité également de poursuivre la randonnée en direction du col de Fimmvörðuháls, entre le plus que célèbre Eyjafjallajökull et le Mýrdalsjökull.

skogafoss, cascade, arc-en-ciel, Islande

Cadeau estival, Skógafoss

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SNÆFELLSNES & LE SNÆFELLSJÖKULL

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Voir aussi à Breiðafjörður, Gerðuberg, Grundarfjörður, Kirkjufell & Kirkjufellsfoss et Stykkishólmur.

Avec ses 1500 km2 de montagnes, volcans, champs de laves et plages de sable noir, cascades et glacier, la péninsule de Snæfellsnes est un véritable concentré d’Islande à l’état brut.

snaefellsnes, coucher de soleil, paysage

Le cadeau de bienvenue, péninsule de Snaefellsnes

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snaefellsnes, Selvallavatn, paysage

Coucher de soleil sur le Selvallavatn, péninsule de Snaefellsnes

De tous temps, ces paysages extraordinaires ont nourri l’imaginaire collectif. Un imaginaire fait de géants, de trolls, de fantômes et même d’extraterrestres… Un décor onirique également pour les légendaires sagas islandaises faites de rois, de guerriers, d’assassins ou de bandits de grand chemin, mêlant aventures, tragédies et amour.

Bjarnarhafnarfjall, paysages, Islande

La Bjarnarhafnarfjall (575 m), côte Nord de la péninsule de Snaefellsnes

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Kolgrafafjordur, coucher de soleil, Islande

Coucher de soleil sur le Kolgrafafjörður, péninsule de Snaefellsnes

Plus récemment, cette terre de légende a vu sa notoriété exploser lorsque le visionnaire Jules Verne y jeta son dévolu pour son intrigue dans Voyage au Centre de la Terre (1864). Porte d’entrée vers ce monde souterrain fantasmagorique, le Snæfellsjökull fascine encore et toujours aujourd’hui. Véritable Mont Fuji islandais, ce stratovolcan surmonté d’une calotte glaciaire trône tel un joyau à la pointe de la péninsule. Visible par beau temps jusqu’à Reykjavik pourtant situé à près de 120 km, il est incontestablement une fierté nationale au même titre que son cousin japonais. Et pourtant, ces derniers années, le réchauffement climatique a mis dangereusement en péril la petite calotte sommitale d’à peine 10 km2. Espérons de tout cœur que Bárður, l’esprit gardien du Snæfell (la montagne de glace) veille encore sur lui et cette région enchanteresse pour des siècles et des siècles…

Snaefellsnes, paysages, Islande

De gauche à droite : Vue sur le parc national de Snaefellsjökull depuis la route 574, le cratère de Saxhólar depuis les contreforts du Snaefellsjökull, la Búðakirkja et le champ de lave de Berserkjahraun (cliquer pour agrandir)

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SOLFATARE

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Voir à Námafjall.

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SÓLHEIMAJÖKULL

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Langue glaciaire du Mýrdalsjökull, le Sólheimajökull s’étend sur près de huit kilomètres en direction du Sud. Le front glaciaire, de 600 mètres de large environ, alimente lors de sa fonte la Jökulsá á Sólheimasandi, qui se jette une dizaine de kilomètres plus loin dans l’Atlantique. Cette rivière à la réputation de dégager de temps à autre une odeur d’œuf pourri due aux émanations sous-glaciaires d’acide sulfurique qu’elle charrie. Si cet agréable fumet vient vous titiller les narines sur la piste 221 vous conduisant au pied du glacier, pas la peine de soupçonner votre compagnon de route, vous longez la « Stinking River » 🙂 .

Solheimajokull, glacier, Islande

Photo d’un autre âge du Sólheimajökull

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STAFAFELL

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Minuscule localité située au Sud-Est de l’Islande, à une trentaine de kilomètres de Höfn. Outre de superbes paysages, on y trouve une auberge de jeunesse, un terrain de camping truffé de crottes de moutons 🙂 et … une adorable petite église. Cette dernière date de 1866 ce qui en fait l’une des plus vieilles du pays encore debout ! En son paisible cimetière reposerait une quarantaine de courageux marins français ayant péri en mer le 6 mars 1870…

Stafafell, église, Islande

La charmante église de Stafafell et son cimetière, Sud Islande

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STEINADALSHEIÐI

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Superbe route de montagne permettant de relier les côtes Sud et Nord des Vestfirðir, à hauteur du Gilsfjörður et du Kollafjörður. Elle traverse des paysages de toute beauté à flanc de montagne. La route n’étant pas goudronnée et plutôt cabossée, je la déconseille cependant franchement aux berlines… Pour un petit aperçu de cette belle route 690, j’invite les retardataires à parcourir les quarante premières secondes de la vidéo de la lettre Q ;).

Steinadalsheidi, route 690, Islande

Panorama sur le Gilsfjörður depuis la Steinadalsheiði (piste 690)

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STERNE ARCTIQUE

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Que vous soyez ornitho ou non, les sternes arctiques vous laisseront forcément un souvenir impérissable lors de votre premier séjour en Islande (en particulier à la belle saison). Incontestablement votre plus grande menace là-haut, vous devrez sans aucun doute lever la tête au ciel et courber l’échine plus d’une fois ! Chacun de ces beaux sternidés adultes défend en effet avec fougue son territoire et sa progéniture… et ils sont des centaines de milliers à nicher sur les côtes islandaises ! N’en déplaise à certains, cela fait aussi partie du charme de l’Islande 🙂 .

sterne arctique, oiseaux, Islande

Banzai ! 🙂 , sterne arctique (Sterna paradisaea), adulte nuptial, Rauðisandur, Vestfirðir

Les sternes arctiques possèdent également une autre spécificité, elles sont championnes des migrations… Elles parcourent en effet pas moins de 70 000 km par an, traversant le globe du Nord au Sud en effectuant de joyeux zigzags ! En opérant de la sorte, elles parviennent ainsi à éviter de voler face au vent et à se reproduire et hiverner en période estivale ! Pas folle la sterne 🙂 .

sterne arctique, oiseaux, Islande

Sterne arctique en vol (Sterna paradisaea), adulte nuptial, Álftafjörður, Vestfirðir. Noter les minuscules pattes et les longs filets.

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sterne arctique, oiseaux, Islande

Sterne arctique en vol (Sterna paradisaea), adulte nuptial, Álftafjörður, Vestfirðir. Noter le dessous franchement gris.

En Islande, les sternes arctiques trouvent un environnement idéal pour se reproduire. La nourriture y est abondante et les prédateurs somme toute assez rares. On les retrouve donc en nombre ici, par « petites » colonies de quelques dizaines à quelques centaines de couples.

Assez proche physiquement de la sterne pierregarin, la sterne arctique s’en distingue notamment par un bec et des pattes plus courts, d’un rouge plus sombre. Les filets de la queue sont également plus longs et le dessous du corps plus gris.

sterne arctique, oiseaux, Islande

Sterne arctique (Sterna paradisaea), adulte nuptial, Grindavík, péninsule de Reykjanes. Noter les filets dépassant de la pointe des ailes, les primaires translucides et le bord de fuite sombre.

Voltigeuse hors pair, sa silhouette élégante semble glisser dans les airs. En pêche, elle reste souvent voleter en statique avant de plonger à la surface de l’eau.

sterne arctique, oiseaux, Islande

Sterne arctique en pêche (Sterna paradisaea), adulte nuptial, Dynjandi, Vestfirðir

En dépit de leurs migrations hallucinantes, les couples de sternes arctiques sont généralement unis pour la vie. Le nid, une simple dépression dans le sol accueillera un à trois œufs tachetés de noir et très difficiles à détecter visuellement. Mâles et femelles se relaieront au nid pendant les trois à quatre semaines d’incubation. Bien qu’aptes à gambader au bout de deux à trois jours seulement, les petits ne s’éloigneront guère du nid au début et seront nourris par les parents pendant trois à quatre semaines supplémentaires. Courageux comme leurs aînés, il s’envoleront dès leur première année pour un extraordinaire voyage ô combien semé d’embuches…

sterne arctique, oiseaux, Islande

Sterne arctique en vol (Sterna paradisaea), adulte nuptial, Grindavík, péninsule de Reykjanes

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STÖÐVARFJÖRÐUR

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Sur la côte orientale islandaise, le petit port de Stöðvarfjörður s’étire paisiblement le long du fjord éponyme. A l’écart de la route 1, l’endroit est d’une quiétude déconcertante. Depuis quelques années cependant, quelques artistes adeptes de street art s’activent à égayer les façades du village. A noter également, la présence de l’étonnante maison-musée de Petra, où minéraux et animaux naturalisés emplissent chaque coin et recoin de la petite bâtisse et de son jardin généreusement fleuri. Petra nous a malheureusement quitté il y a cinq ans mais la Steinasafn est toujours là, perpétuant la passion qui l’anima toute sa vie…

stodvarfjordur, panorama, Islande

Vue panoramique sur le Stöðvarfjörður, Est islandais

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stodvarfjordur, Islande

La petite église de Kirkjubær et la Steinasafn, la maison-musée de la regrettée Petra

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STYKKISHÓLMUR

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Il règne à Stykkishólmur un je ne sais quoi d’envivrant… Une ivresse douce et mélancolique qui vous plonge dans une irrésistible torpeur dont on ne se défait que difficilement…

Stykkisholmur, paysages, Islande

Home sweet home, Stykkishólmur, péninsule de Snæfellsnes

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Stykkisholmur, snaefellsnes, Islande, fish and chips

Fish & Chips, Stykkishólmur, péninsule de Snæfellsnes

Petite ville de 1200 habitants au Nord de la péninsule de Snæfellsnes, il s’agit d’un centre économique important pour la région qui n’en compte que 3700 ! On y vit de la pêche bien sûr mais aussi de plus en plus du tourisme. Entouré d’une myriade d’îles et d’îlots, l’endroit est tout simplement magnifique. Les maisons colorées posées ici et là sur les vertes collines surplombent l’immense Breiðafjörður, les monts enneigés de la Botna-Skyrtunna, du Grímsfjall et du Rauðakúla en toile de fond.

Stykkisholmur, paysage, Islande

D’îles en îles, de terres en terres, Stykkishólmur, péninsule de Snæfellsnes

Protégé des tempêtes par les îlots de Landey, Stakksey, Hjallsey et Sugandisey (aujourd’hui relié à la ville par une digue) et quelques autres cailloux inhabités, l’endroit est depuis fort longtemps connu comme un port naturel d’exception.

Stykkisholmur, sugandisey, paysages, Islande

Vue sur Stykkishólmur depuis Sugandisey, péninsule de Snæfellsnes

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Bien que le tourisme apporte son lot d’animation au cœur de l’été, le village continue aujourd’hui encore de vivre paisiblement, au rythme des bateaux de pêche et des acrobaties des fulmars boréaux nichant par dizaines à l’entrée du port… Incontestablement, l’un des plus beaux villages d’Islande…

fulmar, Stykkisholmur, faune, Islande

Le résident, fulmar boréal (Fulmarus glacialis), Stykkishólmur, péninsule de Snæfellsnes

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SVÍNAFELLSJÖKULL

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Décidément, la lettre S est la lettre des glasssssiers par excellence :). Au même titre que la Skaftafellsjökull, la Svínafellsjökull est une langue glaciaire de l’immense Vatnajökull. Ces deux langues sont d’ailleurs séparées d’à peine deux petits kilomètres à leur extrémité et s’étendent au Sud du glacier. Pris en sandwich entre les montagnes de Hafrafell au Nord et de Skerholt au Sud, le lieu est vraiment impressionnant. Accessible par l’Ouest après une courte piste carrossable et quelques minutes de marche, on découvre au dernier moment le monstre de glace, ce qui renforce encore la magie du lieu.

svinafellsjokulsvegur, Hafrafell, paysages, Islande

Sur la Svinafellsjokulsvegur, l’Hafrafell face à nous

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Svinafellsjokull, glacier, Islande

Vue panoramique sur le Svínafellsjökull, Sud Islande (cliquer pour agrandir). En guise d’échelle, noter la taille des randonneurs à droite 😉

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A « bientôt » pour la lettre T 😉 .

28 réflexions sur “Mon petit dictionnaire illustré de l’Islande : Lettre S, de Sandafell au Svínafellsjökull

  1. Toujours aussi intéressant. J’avais raté quelques lettres. Je me régale toujours autant de vos photos. Vous êtes un artiste de la nature.

    • Merci beaucoup Dominique, c’est très gentil. La véritable Artiste, c’est la Nature elle-même, j’essaie simplement d’en capter le génie du mieux que je peux… au gré de mes balades…pour les partager avec vous 😉
      Merci encore et à bientôt.
      Amitiés
      Seb

  2. Toujours un plaisir de retrouver tes aventures ! Je retrouve quelques endroits que je connais, découvre beaucoup que je ne connais pas, et d’autres que je connais mais pas sous le même angle… je ne jugeais pas très prudent de passer derrière Seljalandsfoss au vu des conditions climatiques. Petit coup de coeur pour Seltun, je note ! 😉

    • Salut Jérôme,
      Toujours un plaisir de lire tes commentaires 🙂
      Ravi que tu découvres encore quelques ptits coins là-haut. Pour ma part, j’ai eu beaucoup de chance, le temps était exceptionnel lorsque je suis passé à Selja, il y a 10 ans de cela 🙂 Seltún, oui, note bien, tu ne regretteras pas même si je n’y ai pas vu l’ombre d’une plume ! Les environs sont extra également 😉
      A très vite chez toi,
      Amitiés
      Seb

      • J’étais allé à Krysuvik, je pense que ce n’est pas très loin de Seltun… en tout cas, l’ambiance a l’air d’y être du même registre, alors j’aimerais forcément (même s’il n’y a pas de plumes)
        ! 😉

      • Krýsuvík, Seltún, même combat donc tu y es peut-être déjà passé effectivement. Seltún c’est le nom du champ géothermique en photo dans mon article et Krýsuvík est une zone plus large qui englobe Seltún 😉

      • Non, pas la vieillesse… enfin je crois pas… j’espère pas… tu me fais douter du coup ! 🙂 … mais j’étais arrivé par le sud vers Grindavik, et m’étais arrêté à Krysuvik et une fois la petite balade terminée, j’avais repris le même chemin… ou alors le nom ne m’est pas resté en mémoire (ce qui est possible aussi)…

      • Eh eh, oui effectivement 🙂 Si ça peut te rassurer, à moi aussi, d’ailleurs, je crois bien que c’est toi qui m’avais corrigé avec mes échasses blanches au fin fond du Névada 🙂

  3. Salut Seb,
    Pour une fois, je ne suis pas en retard ici 😉
    Une fois de plus, je viens de me régaler. Tu nous offre l’enfer et le paradis et tous les deux sont beaux à couper le souffle.
    C’est vraiment un plaisir de passer sur ta page.
    Par contre, la lettre T arrive et j’espère que c’est loin d’être le T de terminé!
    Bonne semaine à toi et merci pour ce superbe partage.
    Val

    • Salut Val,
      Effectivement, t’es parmi les prems cette fois-ci ! 🙂 Un grand merci pour ton ptit mot, ravi que ces extrêmes t’aient plu 🙂 Pour le T, ne t’inquiète pas, j’ai bien l’intention d’aller jusqu’au bout de ce ptit dico, à mon rythme certes mais je devrais y arriver… Normalement, j’ai fait le plus dur 🙂
      Je te souhaite également une excellente semaine et te dis à bientôt.
      Au fait, j’en suis à combien de wagons de retard pour ma part ? Nan, je préfère pas savoir finalement !
      Bises
      Seb

  4. Bonjour Sébastien et merci, merci pour ce nouvel article avec des photos vraiment magnifiques, et variées qui plus est: paysages, faune, flore… tu es bon dans tout ! 😉
    Merci de me faire voyager ainsi et me faire découvrir des bouts d’Islande que je ne ne connais pas ! Tu me donnes envie d’y retourner, là, maintenant !!! ;-D
    À bientôt !

    • Salut Céline, merci beaucoup pour ton ptit mot fort sympathique 🙂 Bon, bon, ce sont surtout les modèles qui sont top 🙂
      En tout cas, si ça peut te donner envie d’y retourner, c’est cool. Après là maintenant, tout de suite, c’est toi qui voit 🙂 C’est la bonne saison ma foi 😉
      Au fait, dis-moi, le temps file-t-il aussi vite de l’autre côté de l’Atlantique ? Parce qu’ici, une vraie galère ! 🙂
      A bientôt 😉
      Seb

      • Salut Sébastien,
        Oui, les modèles sont top mais je trouve que ton oeil sait les capturer et les mettre en valeur d’une merveilleuse façon ! 😉
        Héhé, c’est dans mes rêves que j’aimerais repartir en Islande, là, tout de suite mais pour de vrai, je ne peux pas… va falloir que j’attendes encore malheureusement… Alors je voyage par procuration grâce à toi ! 😉
        Et oui, le temps file très très vite ici aussi… à tel point que cela fait presque 3 mois que j’ai délaissé mes blogs. Je viens tout juste de reprendre mon appareil photo endormi dans son étui pour aller croquer quelques fleurs sauvages de mon jardin. J’ai aussi une flopée d’images qui attendent d’être publiées depuis ce temps là… faudrait bien que je m’y remette un peu ! :-/
        Au plaisir !

      • Merci merci Céline, vraiment sympa. Heureux d’avoir pu te ramener ne serait-ce qu’un instant sur mon (gros) caillou préféré 🙂
        Tu me rassures, je ne suis donc pas tout seul à être complètement à la ramasse ! Je n’ose même plus sortir mes réflex tellement je suis à la bourre, s’en parler de toutes les visites chez vous tous qu’il me tarde de rattraper… Allez, on va se motiver mutuellement, les fleurs du jardin c’est un très bon début, d’ailleurs, je vais essayer de faire un peu de macro ce week-end tiens ! Merci Céline
        Je te souhaite plein de bonnes choses à venir et te dis à bientôt.
        Amitiés
        Seb

      • Mais avec plaisir Sébastien !
        Haha, oui, motivons-nous mutuellement !! ^^ Tu vois, depuis que je t’ai écrit tantôt, j’ai dépoussiéré mon blog photo en publiant quelques archives… Merci pour ce petit coup de starter ! 😉
        Bonne séance macro à toi et plein de bonnes choses à venir pour toi aussi !
        🙂

  5. Eh bien, ça en fait des S !
    On en prend encore plein la vue.
    J’aime bien comme sur la plupart des photos on ne voit pas d’autres êtres humains, je trouve cela apaisant.
    La sterne me rappelle un oiseau que j’ai vu pêcher dans l’océan il y a quelques semaines, faisant des tours au dessus de l’eau puis piquant soudainement en direction de l’eau. Il avait les ailes un peu plus longues je crois.

    • Salut Cléa, merci beaucoup pour ton gentil commentaire 🙂
      Oui, la lettre S me donnait des sueurs froides depuis longtemps, je suis content de l’avoir passée 🙂
      Effectivement, les photos avec des humains doivent être extrêmement rares depuis le début de mon alphabet illustré, tu mixes Islande hors juillet/août et mon côté ursus et ça ne peut pas être autrement !
      Pour ton oiseau, c’est peut-être une sterne également ou une guifette…Te souviens-tu de la forme des ailes et de la couleur de l’oiseau et/ou de son bec ?
      Bonne soirée à toi
      Amitiés
      Seb

  6. Pingback: Mon petit dictionnaire illustré de l’Islande : Lettre T, de Thingeyri à la Tröllaskagi | -- De Faune en Flore -- Le Blog

  7. Salut Seb 🙂

    Super sensass la lettre S! J’avais l’impression que le dernier glacier allait continuer hors de mon écran! Merci pour tous ces beaux paysages. Ta photo de Selfoss – woaw! Peut-être qu’il y a des maisons de fées entres les bryophytes? La troisième photo de Stykkishólmur… un paysage qui ravive et repose l’âme. Et que les sternes sont jolies!!! La première voulait t’attaquer?

    Je viens de voir que tu as déja écrit la lettre T! Curieuse…

    Bonne fin de Juillet!

    Myriam

    • Salut Myriam,
      Merci beaucoup beaucoup pour tous tes gentils compliments, ça me fait super plaisir 🙂 Le Svínafellsjökull est vraiment impressionnant en vrai, une énorme langue de glace qui te déboule dessus 🙂 Pour Selfoss, je t’avoue que l’ambiance était très humide et je n’ai pas eu le courage de m’aventurer jusqu’aux bryophytes en question pour vérifier cette hypothèse 🙂 Mais après tout, je ne préfère pas savoir, c’est tellement chouette de s’imaginer qu’elles sont là, dans cet endroit magique et à deux pas de nous sans qu’on s’en doute 😉 Si j’avais un jour à poser mes valises durablement en Islande, je crois que j’hésiterais entre Stykkishólmur, Dalvík et un patelin pommé des Vestfirðir (c’est pas le choix qui manque !)… Stykkis est vraiment un port agréable, d’une tranquillité déconcertante, dans un cadre sublime. Pour les sternes, oui elles sont très belles mais très agressives également 🙂 Effectivement, elle me piquait dessus pour me dire de dégager, je passais sur un chemin de rando et ça ne lui plaisait pas apparemment ! Mais on s’y fait vite, au bout d’un moment, on ne prête plus trop attention. Je conseille cependant le port d’une casquette ou d’une capuche a minima en zone à risque. Le coup du bâton dans le dos pour faire un point haut au-dessus de la tête marche pas mal non plus 🙂
      Merci encore et bonne fin de mois également 😉
      Amitiés
      Seb

      • Hahaha :-D! Tu es sérieux à propos du baton dans le dos?

        Pour les fées, c’est possible qu’elles vivent dans des dimensions spatiales autres que les 3 que nous pouvons percevoir. Donc, même si elles ne sont pas visibles en observant de près, ce n’est pas parce qu’elles n’existent pas! 😉

      • Oui Oui, tout ce qu’il y a de plus sérieux ! Je n’ai pas testé car je préfère la casquette, c’est plus discret et plus pratique 🙂 Mais le bâton ça marche top car les laridés et autres sternidés attaquent presque toujours le point le plus haut au niveau de leur cible 😉
        Pour les fées, ah bon, toi tu ne vois que 3 dimensions ? 🙂 ça serait chouette en effet ! Fée une hypothèse que je vais étudier 🙂

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