Mon petit dictionnaire illustré de l’Islande : Lettre L, des labbes aux lupins


Iceland-L-map

_____________________________________________________

LABBES

_____________________________________________________

Pirates des mers ou bandits des toundras, les labbes traînent de longue date une fâcheuse réputation dans leur sillage. Leur autre dénomination, stercoraires, en dit d’ailleurs long sur le sujet. Adjectif relatif aux excréments, ils se retrouvèrent affublés de ce sobriquet peu élogieux car on pensait jadis qu’ils ingurgitaient les déjections des laridés qu’ils houspillaient… En réalité, ces kleptoparasites de haut vol harcèlent les autres lariformes pour leur faire régurgiter leur pêche en plein ciel ! A leur décharge, leur morphologie est généralement un peu plus adaptée à la piraterie qu’à la pêche, avec notamment des ongles fortement arqués et un bec crochu.

Parmi les quatre espèces peuplant l’hémisphère Nord, deux d’entre elles sont nicheuses en Islande, le labbe parasite (Stercorarius parasiticus) et le grand labbe (Stercorarius skua). De la taille d’une mouette tridactyle mais avec des ailes plus longues et pointues, le labbe parasite fait penser à un laridé sombre au vol rapide et puissant, un peu à la manière d’un faucon. Tous les individus possèdent une tache basale pâle à la main et un bec assez fin plutôt sombre à pointe noire. Chez les adultes, une pointe caudale caractéristique facilite l’identification. Elle est généralement bien plus courte que celle du labbe à longue queue (Stercorarius longicaudus) et plus fuselé que celle du labbe pomarin (Stercorarius pomarinus).

oiseaux, labbe parasite, Laponie

Labbe parasite (Parasitic Jaeger, Stercorarius parasiticus), forme claire, Stabbursnes, Porsangerfjord, Finnmark

Comme chez les labbes pomarins et à longue queue, il existe une grande variabilité dans les plumages avec notamment la présence de deux grandes phases, une sombre et une claire mais avec des intermédiaires qui ne facilitent pas les identifications. Les couples sont généralement constitués d’un individu de chaque phase.

labbe parasite, couple, oiseaux, Laponie, Norvège

Couple de labbes parasites (Parasitic Jaeger, Stercorarius parasiticus) au nid, environs de Slettnes, Finnmark, Norvège

Les individus de phase claire possèdent un capuchon noir, une face jaune pâle, le tour du bec nettement pâle et un dessous presque entièrement blanchâtre.

oiseaux, labbe parasite, phase claire, Varanger, Norvège, Laponie

Labbe parasite (Parasitic Jaeger, Stercorarius parasiticus) en phase claire, Péninsule de Varanger, Finnmark, Norvège

Les individus de phase sombre sont plus difficiles à différencier du rare pomarin sombre (10% des individus seulement) mais s’en distingue par la taille, la silhouette générale, la couleur plus brun roussâtre et surtout la forme de la queue, pointue et non en cuillère. La nuque reste généralement un peu plus pâle que le reste et le bec plus uniformément sombre.

oiseaux, labbe parasite, phase sombre, Varanger, Norvège, Laponie

Labbe parasite (Parasitic Jaeger, Stercorarius parasiticus) en phase sombre, Péninsule de Varanger, Finnmark, Norvège

Nicheur en Islande, le labbe parasite élabore une cuvette garnie de mousse et de lichen qu’il défendra farouchement tout au long de la reproduction et ce, quel que soit le prédateur (attention à vos têtes !). Les œufs au nombre de 1 à 3 seront successivement couvés par le mâle et la femelle pendant un moins puis le couple élèvera en commun les petits pendant deux mois supplémentaires environ.

_____________________________________________________

Comme son nom l’indique, le grand labbe est un oiseau de grande taille, proche de celle du goéland argenté. Contrairement à ses congénères, il possède une silhouette massive et plutôt lourde ainsi qu’une queue courte. Sa tête et son cou sont forts, le bec est également très puissant. D’allure générale sombre, il présente des marques blanches prononcées sur le dessus et le dessous des ailes en tout plumage. Les adultes ont un plumage jaune brunâtre grossièrement rayé sur la nuque, le cou et le dessus du corps.

grand labbe, oiseaux, Norvège

Grand labbe (Great Skua, Stercorarius skua), île de Runde, archipel de Sørøyene, Ouest norvégien

Oiseau pélagique en dehors de la période de reproduction, il colonise la côte islandaise les beaux jours venus (Sud et Est essentiellement). A l’instar du labbe parasite, le nid est une simple dépression dans le sol qui sera recouverte d’herbes et de divers matériaux par les deux adultes qui restent généralement en couple pour la vie. La nichée est généralement composée de deux œufs qui seront incubés pendant un mois environ. Les poussins resteront à proximité du nid pendant un mois et demi supplémentaire, le temps d’obtenir leur plumage et de savoir voler. A noter qu’ils atteindront leur maturité sexuelle très tardivement, à l’âge de 7 ou 8 ans seulement.

_____________________________________________________

grand labbe, oiseaux, Norvège

Grand labbe (Great Skua, Stercorarius skua), île de Runde, archipel de Sørøyene, Ouest norvégien

_____________________________________________________

LÁGHEIÐI

_____________________________________________________

Voir à Trollagaskagi.

_____________________________________________________

LAGOPEDE ALPIN

_____________________________________________________

Unique représentant de la famille des tétraoninés sur l’île, le lagopède alpin (Lagopus muta) est un oiseau inféodé aux milieux arides qu’on retrouve dans la toundra islandaise, sur des terrains rocailleux à végétation rare. Appelé également perdrix des neiges, il possède un corps trapu, une queue courte et des orteils emplumés lui évitant de s’enfoncer dans la neige. En hiver, mâles et femelles se parent d’un plumage intégralement blanc à l’exception des lores et de l’extrémité de la queue (certaines femelles ont des lores blancs comme les femelles de lagopède des saules (Lagopus lagopus)), plumage qui leur permettra un mimétisme quasi-parfait dans les paysages enneigés. Le printemps venu, les adultes changent de camouflage et présentent sur le haut du corps un gris-brun tirant sur le chamois et marqué de noir parsemé de liserés blancs. Les mâles adultes possèdent de larges caroncules rouges proéminents qu’ils dilateront lors de leurs impressionnantes parades nuptiales. Les femelles arborent quant à elle un plumage plus jaunâtre au motif plus grossier qui s’avérera un formidable camouflage en période de nidification.

lagopede alpin, oiseaux, Alaska, Canada

Lagopède alpin (Rock Ptarmigan, Lagopus muta), mâle adulte, Salmon Glacier, frontière alasko-canadienne, Colombie Britannique

Chez les lagopèdes, la femelle s’occupe seule de la construction du nid (une simple dépression à l’abri d’un buisson ou d’un rocher et recouverte de plumes et de débris végétaux) et de l’incubation des 7 à 10 œufs qu’elle pondra en juin. Les petits sont nidifuges. Extrêmement précoces, ils sont généralement en mesure de voler et de se nourrir seuls au bout de dix jours et seront totalement indépendants à trois mois. Cette précocité est vitale pour pouvoir espérer échapper aux labbes parasites, goélands bourgmestres et autres renards arctiques.

lagopede alpin, oiseaux, Alaska, Canada

Lagopède alpin (Rock Ptarmigan, Lagopus muta), mâle adulte, Salmon Glacier, frontière alasko-canadienne, Colombie Britannique

_____________________________________________________

LANDMANNALAUGAR

_____________________________________________________

Voir aussi à Frostastaðavatn.

Incroyable condensé des merveilles qui façonnent les terres islandaises, Landmannalaugar fascine, sidère, stupéfie. Imaginez la scène. Vous roulez depuis des kilomètres et des kilomètres sur une piste défoncée, fendant d’interminables champs de lave où la vie semble avoir oublié de germer. Les kilomètres s’égrènent, la poussière s’accumule sur le pare-brise, vous roulez désormais sur une planète que vous ne reconnaissez plus. Froide, austère, désolée mais pourtant si belle et attirante. La piste sinue désormais entre piscines de sable noir et d’immenses rochers aux formes inquiétantes. Au loin, de vagues silhouettes torturées s’élèvent au-dessus du désert basaltique. La scénographie se poursuit inlassablement jusqu’au détour d’un virage où les premiers cônes volcaniques drapés de mousses fluorescentes apparaissent. Une oasis minéro-végétale envahit progressivement cette noirceur post-sismique. Glissant entre les cratères à demi-endormis, la piste si noire se pare progressivement de rouge à hauteur du sublime lac Frostastaðavatn. Le blanc immaculé de la neige peine à camoufler la noirceur des bas-côtés et laisse désormais entrevoir l’explosion de couleurs qui se profile au sommet des montagnes de rhyolite désormais toute proches. Rouge, jaune, bleu, vert intense, tout y passe… Subjugués par le spectacle, vous poursuivez ce rêve éveillé entre volcans et coulées de lave pour déboucher enfin sur les rives du Námskvísl, hydre aquifère impétueux et impitoyable… La force et la beauté des éléments vous emportent dans les eaux glacées, par-delà les monts rougeoyants et les vallons verdoyants. Vous vous sentez petits, si petits, spectateur égaré des premiers instants, à la genèse de ce monde fantastique que nous nous entêtons à détruire…

Highlands, Iceland

On a roulé sur la Lune…

_____________________________________________________

F208, Landmannalugar, paysages, Islande

La nuit tombe sur la F208

_____________________________________________________

F208, paysages, Frostastadavatn, Landmannalaugar, Islande

Sur la piste F208, environs du lac Frostastaðavatn, Landmannalaugar

_____________________________________________________

paysages, Frostastadavatn, Landmannalaugar, Islande

Gazon islandais, lac Frostastaðavatn, Landmannalaugar

_____________________________________________________

Lac, Landmannalaugar, paysages, Islande

Oasis post-sismique, lac Frostastaðavatn, Landmannalaugar

_____________________________________________________

Stutur, cratere, Nordunamur, paysages, Islande

Vue sur le cratère Stútur et le Norðurnámur

_____________________________________________________

Nordurbarmur, Jokulgilskvisl, Sudurnamur, Paysages, Landmannalaugar, Islande

La crête rhyolitique de Norðurbarmur et la vallée de la Jökulgilskvisl depuis le Suðurnámur

_____________________________________________________

Sudurnamur, Landmannalaugar, Islande, Paysages, volcan

Sur les contreforts du Suðurnámur, Landmannalaugar

_____________________________________________________

lave, Laugahraun, Brennisteinsalda, Landmannalaugar, Islande

La coulée de lave de Laugahraun avec en toile de fond la Brennisteinsalda

_____________________________________________________

Stutur, cratere, Nordunamur, paysages, Islande

Vue sur le Norðurnámur

_____________________________________________________

Norðurbarmur, Suðurnámur , paysages, Islande

Le Norðurbarmur depuis les pentes verdoyantes du Suðurnámur

_____________________________________________________

Laugahraun, Blahnukur, Sudurnamur, Paysages, Islande, Landmannalaugar

La coulée de lave de Laugahraun surplombée par le Bláhnúkur depuis les pentes du Suðurnámur

_____________________________________________________

Sudurnamur, Landmannalaugar, Islande, Paysages, volcan

Sur les contreforts du Suðurnámur, Landmannalaugar

_____________________________________________________

Nordunamur, neige, paysages, Islande, Landmannalaugar

La coulée verte, Norðurnámur

_____________________________________________________

LÁTRABJARG

_____________________________________________________

Paradis des ornithos par excellence, Látrabjarg est également un endroit de toute beauté où il fait bon flâner au sommet des immenses falaises. Atteignant 440 mètres d’altitude par endroits, elles représentent un formidable site de reproduction pour des millions d’oiseaux marins. On pourra notamment citer le très célèbre macareux moine (plus grande colonie au monde !), le tout aussi charmant pingouin torda (40% de la population mondiale s’y reproduit !), le fulmar boréal, la mouette tridactyle mais aussi les guillemots de Troïl et de Brünnich ou encore le fou de Bassan. Tout ce petit monde confère à l’endroit une ambiance magique, d’autant plus que les oiseaux y sont très peu farouches (macareux et pingouins en particulier).

brume, Latrabjarg, paysages, Islande

Lorsque la brume se retire…, Látrabjarg, Vestfirðir

_____________________________________________________

Coucher de soleil, Islande, Latrabjarg, paysages

Coucher de soleil entre ciel et mer, Látrabjarg, Vestfirðir

_____________________________________________________

Latrabjarg, Islande, ambiance

Les stars de Látrabjarg, Vestfirðir

_____________________________________________________

Bjargtangar, phare, Latrabjarg, Islande

Au bout du bout, le phare de Bjargtangar, point le plus occidental d’Islande (et d’Europe par la même occasion !), Látrabjarg, Vestfirðir

_____________________________________________________

Latrabjarg, falaises, soleil de minuit, Islande

Lumière de minuit au sommet des falaises, Látrabjarg, Vestfirðir

_____________________________________________________

Falaises, Latrabjarg, Islande, Paysages

Falaises de Látrabjarg, Vestfirðir. Pour se faire une idée de l’échelle, repérez les personnes au sommet 😉

_____________________________________________________

Coucher de soleil, paysages, Latrabjarg, Islande

D’or et de brume, Látrabjarg, Vestfirðir

_____________________________________________________

LEIRHNJÚKUR

_____________________________________________________

Situé au-Nord-Est du lac Mývatn, le Leirhnjúkur est un volcan actif appartenant au système volcanique de Krafla. Après 248 ans de sommeil, le Leirhnjúkur se réveilla entre 1975 et 1984 où de violentes éruptions volcaniques provoquèrent des coulées de lave dantesques qui façonnèrent pour les décennies à venir un paysage lunaire au possible. Sur près de 36 km2, la lave encore fumante par endroit s’étend pour atteindre jusqu’à 8 m de hauteur… Solfatares et mares de boue bouillonnantes ne sont jamais bien loin et nous rappellent sans cesse la présence de la chambre magmatique du Krafla toute proche, à seulement 2,5 km sous nos pieds…

Mare de boue, Islande, paysages, Leirhnjukur

Mare de boue couleur jade, Leirhnjúkur

_____________________________________________________

Leirhnjukshraun, lave, Islande, paysage

Au beau milieu du champ de lave de Leirhnjúkshraun

_____________________________________________________

Leirhnjúkshraun, Leirhnjúkur, Islande

Vue sur le champ de lave de Leirhnjúkshraun et le cratère de Leirhnjúkur

_____________________________________________________

LITLANESFOSS

_____________________________________________________

« Petite cascade » entourée de magnifiques orgues basaltiques, Litlanesfoss est surplombée par l’impressionnante Hengifoss. Sa hauteur totale atteint près de 35 mètres en deux bonds (7 m et 28 m). On y accède par le même chemin que sa grande sœur, depuis la vallée de la Fljótsdalur où s’étend le grand lac Lagarfljót (53 km2), dans l’Est de l’Islande.

Litlanesfoss, Hengifoss, cascades, Islande

La belle Litlanesfoss et ses orgues basaltiques au premier plan, l’énorme Hengifoss en arrière-plan

_____________________________________________________

LJÓTIPOLLUR

_____________________________________________________

Joyau d’un bleu profond serti dans un écrin de lave rougeoyante, on a un peu de mal à comprendre que Ljótipollur signifie mare de boue laide en Islandais… Situé aux portes du Landmannalaugar, ce petit lac n’a de mare que la consonance du maar, ce magnifique cratère volcanique qu’il occupe maintenant depuis plus d’un demi-millénaire. A noter qu’il est alimenté par des eaux souterraines et que la truite peut y être pêchée comme au sublime Frostastaðavatn tout proche.

Ljotipollur, lac, cratere, Islande

Splendide laideur, Ljótipollur, environs du Landmannalaugar

_____________________________________________________

LUPIN BLEU d’ALASKA

_____________________________________________________

Voir aussi à Dalvik.

Difficile de résister aux charmes de cette magnifique fleur bleue qui égaye les paysages les plus austères et devient au fil des kilomètres l’un de nos plus fidèles compagnons de route. Et pourtant, comme son nom l’indique, le lupin bleu d’Alaska (Lupinus nootkatensis) n’est pas une plante endémique à l’Islande. Originaire de la côte Ouest nord-américaine (Îles aléoutiennes, Alaska, Colombie britannique), il a été introduit volontairement sur l’île à partir de 1945 pour lutter contre l’érosion et la stérilité des sols. Légumineuse s’acclimatant bien aux climats frais et humides, le lupin bleu s’épanouit à merveille sur les sols islandais. Et peut-être un peu trop d’ailleurs… Ayant la capacité à fixer l’azote dans le sol et à en extraire le phosophore, il agit en quelque sorte comme un fertilisant. Cependant, sa croissance extrêmement rapide lui permet de coloniser à un rythme effréné de très grandes surfaces, laissant alors peu de place aux plantes endémiques et devenant difficile à contenir sur un territoire délimité. Une fois les sols fertilisés, le lupin devraient pourtant se retirer progressivement des sols ressuscités mais il est encore difficile de savoir combien de temps prendra cette dégénérescence car fonction de très nombreux facteurs…

Lupin bleu, fleur, flore, Islande

Champs de lupins bleus sur les bords de l’Eyjafjörður

A la prochaine pour la lettre M ;).

38 réflexions sur “Mon petit dictionnaire illustré de l’Islande : Lettre L, des labbes aux lupins

  1. Content de te revoir par ici ! 🙂

    Peut-être l’article le plus représentatif de l’Islande (c’est bon, tu peux t’arrêter là). Tout y est, piafs, falaises, volcans, cascades et le Landmannalaugar qui synthétise le reste ! Nickel ! 😉

  2. Bonjour Sébastien,
    Ce très bel article, illustré de photos remarquablement belles, Très dense, il fait parfaitement ressentir l’envoutement réel suscité par ce coin d’Islande.
    Merci, très sincèrement ! 🙂
    Cat

    • Bonsoir Cat,
      Un grand merci à toi pour ton commentaire des plus agréables. Envoutement, le terme est parfaitement choisi 😉
      Rq: Comme pour les autres, je ne t’oublie pas, je compte combler mon retard chez vous en douceur 😉
      Bonne soirée.
      Amitiés
      Seb

  3. Eh ben c’est pas trop tôt ! Content de te revoir ici 🙂
    Très belle prose et très belles photos de Landmannalaugar: tu y étais à quel moment ? Je ne me souviens pas y avoir vu de neige.
    La dernière de Låtrabjarg est sublime aussi, tout comme celle du phare ❤

    La suite, la suiiiiiiite !

    • Merci beaucoup Samuel, que ce soit pour ta patience ou pour tes mots 🙂 Pour Landmannalaugar, j’y étais début juin mais c’était une année avec un enneigement exceptionnel. Cela m’a d’ailleurs posé quelques soucis de logistique, beaucoup de pistes tardant à ouvrir cette année-là… Et les gués, monstrueux en conséquence… D’ailleurs, j’ai vu un bus 4×4 resté coincé au milieu du gué de Landmannalaugar dans une très fâcheuse posture et ce, juste avant que je n’essaie de passer à mon tour. Sans jeu de mot, cela m’a refroidi et m’a permis de vivre une de mes meilleurs soirées islandaises, à randonner seul de nuit dans cet univers enchanteur 🙂
      A bientôt Samuel, très probablement chez toi avant ici 🙂
      Amitiés
      Seb

      • Wow, quelle aventure ! Les premiers gués étaient impressionants pour nous, mais ensuite on s’y est fait. Le seul où on a vraiment eu peur, c’est le tout premier, au milieu du pays, presque de nuit, alors qu’on cherchait à rejoindre le refuge perdu au milieu de la pampa… après ça, plus rien ne pouvait nous arriver ^^

      • Effectivement, un premier gué dans les hautes terres à la tombée de la nuit ça doit marquer ! De bien beaux souvenirs j’imagine désormais, mais sur le moment ça ne devait pas faire les fiers 🙂

  4. La photo du Labbe parasite en train de voler dans le ciel bleu est tout simplement spectaculaire. Quant à celles du LANDMANNALAUGAR (oui j’ai fait un copier coller 😉 ), on se croirait dans l’imaginaire d’un auteur de science fiction… Et les coulées de laves sont impressionnantes. Encore des belles photos !

    • Merci beaucoup c’est très sympa de ta part 🙂 Pour Landmannalaugar, effectivement, ça ferait un excellent terrain de jeu pour des bestioles bizarres sur une nouvelle Tatooine 🙂
      Merci pour ta visite et bonne soirée.
      Seb

  5. Pingback: Mon petit dictionnaire illustré de l’Islande : Lettre M, des Macareux moines à Mývatn | -- De Faune en Flore -- Le Blog

  6. Très très belles photos !!
    Je vais visiter le sud de l’Islande début janvier, j’ai bien hâte de découvrir de mes yeux tous ces magnifiques paysages ! (en espérant pouvoir ramener des images à la hauteur de ce que je verrais ^^)

  7. Quand je pense que je cours après le lagopède et toi, tu t’offres le luxe de te l’offrir en Islande 🙂 nannn je ne suis pas jalouse, j’apprécie et j’imagine le bonheur que ça doit être dans un paysage aussi grandiose.
    J’aime toujours autant cette austérité des terres, c’est vraiment une ambiance particulière.
    Merci pour tout ça. Comme j’ai trainé, je pense que le N ne va pas tarder, c’est pas mal comme façon de faire, j’en prends un max plein les yeux en cumulant des lettres.
    A bientôt pour la suite et bonne soirée.
    Bises.
    Val

  8. Malheureusement Val, les photos de l’article étaient simplement là pour l’illustration car ces dernières ont été prises non pas en Islande mais à la frontière entre le Canada et l’Alaska, c’était marqué en tout petit dans la légende des photos (je ne suis pas épanché sur ce point il est vrai) 😉 Curieusement, alors que la plupart des ornithos voient facilement du lagopède en Islande, je suis pour ma part toujours passé à côté… comme le gerfaut en somme 🙂 Avec le recul, je me dis qu’ils le font certainement exprès pour que je revienne les voir ces deux-là… en tout cas, ça me fait toujours une bonne excuse (comme s’il y en avait besoin tiens !) :). Sinon, effectivement, le N ne devrait pas trop traîner mais surtout parce que les Islandais n’aiment pas commencer les mots par cette lettre semble-t-il 🙂
    Bonne nuit Val et merci encore.
    Amitiés
    Seb

  9. Pingback: Mon petit dictionnaire illustré de l’Islande : Lettre N, du Námafjall à Narfeyri | -- De Faune en Flore -- Le Blog

  10. Pingback: Mon petit dictionnaire illustré de l’Islande : Lettre P, de Patreksfjörður aux poussins | -- De Faune en Flore -- Le Blog

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s