Mon petit dictionnaire illustré de l’Islande : Lettre F, des falaises aux fumerolles


carte, Islande

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FALAISES ISLANDAISES

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Ça ne fait pas que rimer, c’est aussi très beau et très haut :). Si l’on considère la définition géomorphologique communément admise, une falaise est un escarpement littoral rocheux de fort dénivelé créé par l’érosion marine. Avec une côte très découpée, des fjords en pagaille et une activité volcanique intense, les falaises répondant à cette définition sont relativement fréquentes en Islande, bien que souvent difficiles d’accès voire inatteignables. Parmi les falaises emblématiques, on retrouve évidemment les archi-célèbres falaises de Látrabjarg (Vestfirðir) culminant à 440 mètres au-dessus de la mer et faisant le paradis des ornithos.

Falaise, soleil de minuit, Islande, Latrabjarg

Soleil de minuit et pose longue sur Látrabjarg

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brume, falaises, Latrabjarg, Islande

Lit de brume sur Látrabjarg

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Falaises, Islande, paysages, Latrabjarg

Le mur des merveilles, Látrabjarg, Vestfirðir

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Au Sud du pays, les falaises des alentours de Vik sont également très réputées, tant pour la beauté des paysages que pour leur intérêt ornithologique. Il en va de même pour les falaises de Hafnaberg et de Reykjanesta dans la péninsule de Reykjanes.

Reynisfjall, Vik, Islande, paysage

Vue sur Vik depuis l’extrémité Sud du Reynisfjall

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Falaise, plage, Vik, Islande

Falaises – Plage de Vík í Mýrdal

Si l’on s’en remet désormais à la définition usuelle des falaises qui ne se restreint pas aux escarpements littoraux, alors là, le compteur explose ! Les hauts plateaux tombant en à-pics vertigineux sont en effet extrêmement communs, ce qui explique la profusion de cascades que compte le pays. Les canyons et ravins creusés par les eaux déchaînées issues des glaciers sont également très courants, pour notre plus grand bonheur.

Hengifoss, cascade, Islande

La chute d’Hengifoss (118 m), Est islandais

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FAUNE ISLANDAISE

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Comme vous l’aurez compris depuis le début de ce petit dictionnaire illustré, les oiseaux ont la part belle dans la faune islandaise (cf. avifaune). Du côté des mammifères terrestres, la situation est bien différente puisque le pays ne compte que quatre espèces à l’état sauvage, le renard polaire (Vulpes lagopus), le renne (Rangifer tarandus), le vison d’Amérique (Neovison vison) ainsi que le mulot sylvestre (Apodemus sylvaticus) (la souris domestique (Mus musculus), le surmulot (Rattus norvegicus) et le rat noir (Rattus rattus) semblent également présents sur l’île mais inféodés à l’habitat humain). Pire encore du côté des reptiles et des batraciens puisqu’ils ne sont pas du tout représentés ! En revanche, dans les eaux froides des fjords et des ruisseaux, la vie animale est exceptionnelle avec pas moins de 18 espèces de mammifères marins et deux espèces de phoques. Les eaux islandaises sont également très poissonneuses avec une importante représentation des gadidés (morue (Gadus morhua), merlan (Merlangius merlangus), lieu noir (Pollachius virens), aiglefin (Melanogrammus aeglefinus)…) et des pleuronectiformes (flétan (Hippoglossus hippoglossus), plie commune (Pleuronectes platessa), limande (Limanda limanda)…). On y trouve également de la lompe (Cyclopterus lumpus), de la baudroie (Lophius piscatorius), du loup de l’Atlantique (Anarhichas lupus) ou encore du loup tacheté (Anarhichas minor) ainsi que des espèces pélagiques telles que le hareng (Clupea harengus), le capelan (Mallotus villosus) et plus récemment le maquereau (Scomber scombrus). Dans les rivières frayent saumons atlantiques (Salmo salar), ombles chevalier (Salvelinus alpinus) et truites (Salmo trutta). Du côté des insectes, on recense environ 1300 espèces, principalement des mouches et moucherons qui peuvent parfois rendre les randonnées compliquées :). A noter qu’il n’y a pas de moustiques ni de fourmis en Islande !

renard polaire, Islande

Renard du soir, désespoir – Péninsule de Vatnsnes

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FERMES ISLANDAISES

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Bien loin de l’image que l’on peut se faire des fermes traditionnelles, les fermes islandaises se répartissent sur un quart du territoire environ, partout où glaciers et déserts volcaniques sont absents. Souvent très isolées, elles peuplent des paysages incroyables. Ne cherchez pas ici trace de champs de blé ou autres céréales, les terres sont peu fertiles et le climat est trop rude pour cela. Non, les fermes islandaises sont essentiellement constituées de pâtures verdoyantes et de champs à foin, l’essentiel de l’agriculture étant tourné vers l’élevage d’ovins et de bovins (quoique cela change doucement avec l’apparition récente d’élevages de porcs et de volailles). A noter également que les très nombreux et magnifiques chevaux islandais présents dans les fermes sont élevés comme animaux de compagnie et y sont donc en pension, rien de plus. L’engouement des Islandais pour les chevaux est vraiment indéniable puisqu’on compte un cheval pour quatre habitants environ, soit proportionnellement quinze fois plus qu’en France (un cheval pour 60 habitants environ) !

ferme, cascade, Islande

Foss á Síðu (Sud Islande)

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De façon plus anecdotique, on y cultive également la pomme de terre ainsi que tomates, concombres, salades et choux via la culture sous serres et la géothermie. On peut même déguster mangues et bananes cultivées à deux pas du cercle polaire, qui l’eut cru ! Gros avantage de ce mode d’agriculture atypique, on oublie les énergies fossiles polluantes en favorisant qui plus est une production locale avec un faible impact carbone. De même, peu de parasites étant présent sur l’île, les productions ne se servent quasiment pas de pesticides, pour le plus grand bien-être de la planète et des consommateurs.

Þorvaldseyri, Islande, Eyjafjallajökull

Ferme de Þorvaldseyri au pied de l’Eyjafjallajökull (Sud Islande)

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ferme, Islande, Valshamar

Ferme de Valshamar, Hvammsfjörður (Ouest islandais)

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FJORD

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Sur la petite centaine de fjords principaux et secondaires que compte l’Islande, une très grosse majorité se situe dans les Vestfirðir (fjords de l’Ouest), il suffit de regarder une carte de l’Islande pour s’en convaincre. Les côtes septentrionale et orientale (Austfirðir pour fjords de l’Est) ne sont cependant pas en reste et présentent un littoral très découpé accueillant de charmants petits ports de pêche.

Onundarfjordur, fjord, Islande

Önundarfjörður (Cliquer sur la photo pour l’agrandir)

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FLAQUE

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OK, il pleut beaucoup en Islande mais ça fait partie du charme de ce magnifique pays et ça a parfois de très bon côtés :).

Selfoss, Islande

Flaque de luxe :), Selfoss

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FLORE ISLANDAISE

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En l’espace d’un millénaire, la flore islandaise a radicalement changé. En cause bien entendu, la déforestation liée à l’activité humaine (bois de chauffage, construction des habitations et des navires, pâturage des moutons…) qui a fait passer la superficie des terres boisées islandaises de plus de 25% à seulement 1,1% ! Bien que des programmes d’afforestation voient à présent le jour, il serait utopique de considérer pouvoir revenir aux proportions boisées d’antan, les surfaces agricoles et urbaines ayant considérablement augmentées dans les zones non désertiques. Néanmoins, il faut tout de même noter une prise de conscience globale de la situation et des efforts pour rétablir quelques espaces boisés d’envergure (comme la forêt de Hallormsstadarskogur (atchoum :)) dans l’Est du pays), moyen par ailleurs très efficace pour lutter contre l’érosion des sols et piéger les émanations de carbone.

Hofdi, Myvatn

Plantation d’Höfði sur les rives du lac Mývatn

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Parmi les 470 espèces de plantes vasculaires vivant actuellement en Islande, seules 3 espèces d’arbres sont endémiques, l’ultra majoritaire bouleau pubescent (Betula pubescens) pour 99,9%, le rare sorbier des oiseleurs (Sorbus acuparia) pour moins de 0,1% et le très rare tremble d’Europe (Populus tremula) pour moins de 0,0001% ! Depuis un siècle environ, d’autres espèces exotiques sont venues gonfler les rangs de cette petite population, on pourra citer notamment le mélèze de Sibérie (Larix sibirica), les épinettes de Sitka (Picea sitchensis) et d’Engelmann (Picea engelmannii), le pin tordu (Pinus contorta) ou encore le peuplier de l’Ouest (Populus trichocarpa). Malgré ces efforts, les forêts ne représentent toujours qu’une petit 0,2% de la superficie du pays, les 0,9% de surfaces boisées restantes étant constituées de buissons et arbrisseaux comme le bouleau nain (Betula nana), le saule laineux (Salix lanata) et le saule arctique (Salix arctica).

Hofdi, Myvatn

Plantation d’Höfði sur les rives du lac Mývatn

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En dépit de la rareté des espaces boisés, l’Islande présente une végétation rase bien développée qui égaye les paysages les plus austères. Bien adaptées aux conditions les plus rudes et qui font la spécificité de l’Islande (neige, vent, acidité des sols volcaniques…), les landes rases recouvrent environ un tiers du territoire, essentiellement constituées de sous-arbrisseaux comme la myrtille des marais (Vaccinium uliginosum), la callune (Calluna vulgaris), la camarine noire (Empetrum nigrum) ou la dryade à huit pétales (Dryas octopetala), fleur nationale islandaise.

fleur, flore, Islande, Dryas octopetala, dryade

Dryades à huit pétales (Dryas octopetala), Gerðuberg

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D’autres plantes vasculaires ainsi que des plantes vivaces telles le silène acaule (Silene acaulis) ou le lupin bleu d’Alaska (Lupinus nootkatensis) ponctuent ici et là les vastes étendues désertiques.

fleur, flore, silene acaule, Islande

Silène acaule (Silene acaulis), Gerðuberg

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Enfin, avec pas moins de 500 espèces, les mousses et lichens sont très bien représentés en Islande. Bravant les éléments, ils recouvrent à perte de vue les étendues les plus hostiles, là où rien d’autres ou presque ne pousse. Formant de vastes tapis fluorescents, ils font le bonheur du visiteur circulant dans les immenses champs de lave des hautes terres du milieu.

mousse, Islande

Mousses Islandaises (à gauche, sur le Sudurnàmur, Landmannalaugar)

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FOSSFJÓRÐUR

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Quoi de mieux qu’une petite vidéo pour vous faire découvrir ce magnifique petit fjord, bras enchanté du grand Arnarfjörður. Devant son nom à la cascade qui y coule, il fait partie du Suðurfirðir, regroupement de cinq petites criques de toute beauté. On y trouve une unique ferme encore en exploitation ainsi qu’une autre abandonnée. Et puis rien d’autre sur les 4 km de long et 2 km de large du Fossfjörður. Rien d’autre si ce n’est des montagnes enchanteresses se reflétant dans ses eaux limpides, des sternes et des eiders en pagaille et une route cabossée invitant au voyage et à l’émerveillement…

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FRAGILITE

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Si l’Islande est synonyme de nature à l’état brut, elle n’en demeure pas moins fragile à bien des égards. Sans cesse remodelée par son activité volcanique, elle est également chahutée par les bouleversements climatiques qui s’opèrent. Ici comme ailleurs, les glaciers fondent et reculent toujours plus. Sa flore est également extrêmement fragile et soumise à une violente érosion (ruissellement, vent et gel). Sur un sol en grande partie fait de roches volcaniques poreuses battues par les vents et subissant gels et dégels, la pousse du moindre bout de verdure représente un petit exploit. Ici plus encore qu’ailleurs, l’Homme doit être pleinement conscient de son empreinte sur la Nature. Alors, si vous avez la chance de visiter ce merveilleux pays, attention où vous mettez les pieds, restez bien sur les sentiers balisés et évitez de piétiner mousses et lichens, l’Islande vous en sera reconnaissante ;).

fleu, flore, Islande, pourpier de mer

Résistance, pourpier de mer (Honckenya peploides), péninsule de Reykjanes

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FROSTASTAÐAVATN

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Superbe lac de montagne situé à proximité du volcan Hekla et à deux pas de Landmannalaugar. Le lac, dont les couleurs varient du vert foncé au bleu profond selon la luminosité, est situé dans une zone de volcanisme actif. La coulée de lave de Námshraun, au Sud, issue d’une éruption volcanique datant de 1477, s’est d’ailleurs épanchée jusqu’à lui, créant ainsi une myriade d’îlots de rhyolite. Tout autour du lac, les sommets enneigés laissent entrevoir des roches aux couleurs incroyables, signe d’une activité volcanique intense. Le lac fait partie du Veiðivötn, un ensemble d’une cinquantaine de lacs pour la plupart d’origine volcanique et situés entre le Vatnajökull et le Landmannalaugar.

lac, paysage, Islande, Frostastadavatn, Landmannalaugar

L’invitation, lac Frostastaðavatn

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paysage, Islande, lac, Frostastadavatn, Landmannalaugar

Sur la Námshraun, lac Frostastaðavatn, Landmannalaugar

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paysage, Islande, lac, Frostastadavatn, Landmannalaugar

Super G, lac Frostastaðavatn, Landmannalaugar

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paysage, Islande, Landmannalaugar, namshraun

Composition, lac Frostastaðavatn, Landmannalaugar

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FULIGULES

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Les fuligules sont des canards plongeurs trapus, de taille petite à moyenne, vivant dans des milieux variés allant des lacs et étangs de plaine ou de montagne aux marais et milieux littoraux. Parmi les 7 espèces de fuligules potentiellement observables en Islande, seuls le fuligule morillon (Aythya fuligula) et le fuligule milouinan (Aythya marila) sont communs. Si les effectifs de ce dernier étaient il y a quelques décennies encore largement majoritaires, le morillon l’a depuis détrôné. Avec sa huppe tombante sur la nuque, le mâle adulte de morillon ne peut être confondu. Sa tête est noire avec des reflets tirant sur le pourpre. A contrario, le mâle de milouinan a une tête noire aux reflets verts et ne possède pas de huppe.

Fuligule morillon, Islande, Myvatn

Mâle adulte de fuligule morillon (tufted duck, Aythya fuligula), lac Mývatn

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En ce qui concerne les femelles, l’identification peut s’avérer plus ardue. Toutes deux brunes en été, on notera que la femelle de milouinan est plus grande, présente un large anneau blanc à chamois autour du bec ainsi que des taches blanchâtres caractéristiques sur les parotiques (joues). La femelle de morillon a une tête de couleur unie, du blanc à la base du bec généralement moins étendue ainsi qu’une amorce de huppe comme chez le mâle.

Fuligule morillon, femelle, Islande, Myvatn

Femelle adulte de fuligule morillon (tufted duck, Aythya fuligula), lac Mývatn

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Fuligule morillon, femelle, poussins, Islande, Myvatn

La marmaille, Femelle adulte et poussins de fuligule morillon (tufted duck, Aythya fuligula), lac Mývatn

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Les cinq autres espèces de fuligules de passage en Islande restent rares et occasionnelles. Parmi ces espèces, seul le fuligule milouin (Aythya ferina) est commun par chez nous, les quatre espèces étant des espèces nord-américaines (fuligule à bec cerclé (Aythya collaris), fuligule à tête rouge (Aythya americana), fuligule à dos blanc (Aythya valisineria) et fuligule à tête noire (Aythya affinis)). Ce denier, appelé aussi petit fuligule, ressemble fortement au fuligule milouinan. Il est cependant plus petit et présente généralement une calotte saillante caractéristique, le milouinan ayant une tête plus arrondie.

Petit fuligule, fuligule a tete noire, Yellowstone

Couple de fuligules à tête noire (lesser Scaup, Aythya affinis), Pelican Creek, Yellowstone

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FULMAR BOREAL

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Le fulmar boréal (Fulmarus glacialis) est un oiseau pélagique de la famille des Procellariidés et de l’ordre des Procellariiformes. Tous les représentants de cet ordre ont la particularité de disposer de narines tubulaires dotées de glandes à sel par lesquelles il rejettent le sel de l’eau de mer qu’ils ingurgitent. Comme la plupart des procellariiformes, le fulmar possède ses narines tubulaires sur le dessus du bec (seuls les diomedeidés (albatros) possèdent ses narines tubulaires sur le côté du bec)).

fulmar boreal, oiseaux, Islande

Miroir, mon beau miroir ? Fulmar boréal (northern fulmar, Fulmarus glacialis), Súðavík, fjords de l’Ouest

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Infoédé à la haute mer, il ne s’approche guère des côtes qu’en période de reproduction. Sa morphologie est particulièrement bien adaptée au vol plané, qu’il affectionne même dans les conditions difficiles. Sa silhouette trapue et son vol caractéristique permettent de le repérer aisément à grandes distances. Alternant de rapides coups d’ailes, raides et de faible amplitude, il glisse fréquemment au-dessus de l’eau jusqu’à en effleurer la surface. On peut alors distinguer ses pattes palmées rosâtres, courtes et très en arrière du corps, qui expliquent sa démarche mal assurée sur terre.

fulmar boreal, oiseaux, Islande, vol

A fleur d’ailes, fulmar boréal (northern fulmar, Fulmarus glacialis), Súðavík, fjords de l’Ouest

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Plus à l’aise dans les airs que posé, ce voltigeur doit faire quelques efforts pour décoller et semble alors courir sur l’eau, un peu à la manière des foulques macroules.

fulmar boreal, decollage, Islande

Ceci n’est pas un messie, fulmar boréal (northern fulmar, Fulmarus glacialis), Súðavík, fjords de l’Ouest

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Autre particularité de son bec crochu et puissant, celui-ci est composé de multiples couches cornées. Le fulmar possède également un petit masque noir caractéristique autour de l’oeil.

Fulma boreal, bec, Islande

Radiographie, fulmar boréal (northern fulmar, Fulmarus glacialis), Súðavík, fjords de l’Ouest

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En Islande, le fulmar boréal est très fréquent le printemps venu, période de reproduction oblige. Il niche alors en grandes colonies sur les corniches et dans les anfractuosités des falaises littorales, parfois même à proximité directe des ports (comme à Stykkishólmur par exemple). A l’instar des autres procellariidés, la femelle pond un unique œuf à même la roche que le couple couvera alternativement. Après sept semaines et demi d’incubation environ, une petit boule de duvet blanc viendra au monde et sera nourri pendant sept autres semaines par les parents. Au menu, une substance huileuse provenant d’une digestion partielle de la nourriture quotidienne des adultes. Ce nourrissage durera jusqu’à ce que les parents estiment leur rejeton suffisamment costaud pour se débrouiller tout seul. Passé ce délai, ils repartiront en haute mer sans leur progéniture qui, une fois affamée et résignée à devoir se débrouiller seule, en fera alors de même. Dur !

fulmar boreal, Islande

Scène de ménage, fulmar boréal (northern fulmar, Fulmarus glacialis), Súðavík, fjords de l’Ouest

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fulmar, oiseaux, nid, islande

Couple de fulmars au nid, falaises de Látrabjarg

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En Islande, la sous-espèce représentée est Fulmarus glacialis auduboni que l’on retrouve également en Scandinavie, dans le Sud du Groenland et dans l’Est du Canada.

fulmar, oiseaux, islande, vol

Complicité, fulmar boréal (northern fulmar, Fulmarus glacialis), Súðavík, fjords de l’Ouest

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A noter qu’il existe une forme claire (visible ici) et une forme sombre, dite bleue et présentant un plumage entièrement gris.

oiseaux, Islande, faune, fulmar

Ô temps ! suspends ton vol… (Le Lac,
Alphonse de Lamartine), fulmar boréal (northern fulmar, Fulmarus glacialis), Súðavík, fjords de l’Ouest

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Le fulmar boréal se nourrit principalement de poissons, de crustacés, de céphalopodes mais également de débris de poissons et de charognes de cétacés. Posé sur l’eau, il pêche en prenant les proies à la surface mais plonge aussi parfois à faible profondeur. Contrairement aux autres procellariidés, il reste actif de jour pendant la période de reproduction. Formant de grands groupes autour des bateaux de pêche ou à la sortie des ports en période nuptiale, on le retrouve un peu partout dans l’Atlantique et le Pacifique Nord, là où se trouvent d’abondantes ressources en nourriture.

fulmar, oiseaux, orgie, Islande

L’orgie, fulmars boréaux se délectant de déchets de poissons (northern fulmar, Fulmarus glacialis), Súðavík, fjords de l’Ouest

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FUMEROLLES

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Petits panaches de gaz volcanique sortant des entrailles de la Terre, les fumerolles sont courantes en Islande. Elles sont une manifestation directe du volcanisme actif de l’île, le plus intense au monde. Évoluant au gré des vents, elles caressent le visiteur de passage, l’enveloppent sournoisement jusqu’à le faire disparaître l’espace d’un instant… Ces folles farandoles fascinent et façonnent des paysages déjà hauts en couleurs ;).

Fumerolle, Hverarond, Namajfall

Pose longue sur Hverarönd, Námafjall

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Fumerolle, Hverarond, Namajfall

Fumerolle, Hverarönd, Námafjall

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A bientôt pour la lettre G ;).

26 réflexions sur “Mon petit dictionnaire illustré de l’Islande : Lettre F, des falaises aux fumerolles

    • Merci beaucoup 🙂 Je crois que la très grosse majorité des gens qui visitent ce monde à part attrapent le virus, je l’ai d’ailleurs attrapé moi-même en 2007 lors de mon premier périple. L’Islande est définitivement un pays fascinant, en espérant que ça dure ! D’ici là, je vous souhaite de pouvoir y retourner au plus vite 😉
      Bonne soirée.
      Amitiés
      Seb

  1. Tout dabord les paysages sont à couper le souffle et les photos de tres bonne qualités. J’aimerais beaucoup me perdre dans cette faune sauvage, mais si fragile.
    Tu as de la chance de ne pas avoir de fourmis et de moustiques, ici c’est à en devenir dingue !!!!!!!!!!!
    Les fumerolles doivent donner une ambiance magique.
    Que dire d’autre ? Et bien, que j’ai passé un bon moment en te lisant. Merci

    • Et je me permets de me répondre à moi même… j’avais commenté avant de regarder ta vidéo, ce qui est fait maintenant.

      Je connais cette route mais je l’avais prise dans l’autre sens et il faisait un temps pourri (je m’en rappelle bien de ça)… et pour l’anecdote ornitho (il y en a toujours une) juste après le pont sur la droite (donc sur la vidéo, à gauche avant le pont), il y avait une colonie de Sternes arctiques. 🙂

      • Quelle mémoire 🙂 Je confirme, la colonie de sternes arctiques est toujours dans le coin, on en voit d’ailleurs quelques-unes s’envoler dans la vidéo mais faut avoir de bon yeux 🙂 Un bon paquet d’eiders également, l’ambiance ce soir-là était grandiose, un grand souvenir !
        A bientôt Jérôme
        Amitiés
        Seb

      • Je m’en rappelle très bien… je m’étais arrêté pour prendre la cascade en photo, puis après le pont pour les sternes, puis après pour un Traquet motteux… c’est assez révélateur de l’Islande… de quoi s’arrêter tous les 10m… 🙂

    • Salut Jérôme,
      Ravi de lire que ça te remémore de bons moments 🙂 Pour le gerfaut, je ne désespère pas et me permettrai de mettre à jour mon ptit dico le jour où … 😉
      Bon aprem Jérôme,
      Amitiés
      Seb

  2. Salut Seb,
    Voilà, je viens de prendre une bonne dose de vie et d’air pour débuter ma journée. Superbes photos, détails et textes vraiment intéressants et complets (même sans le gerfaut 😉 )
    Immensité, calme, paysages à couper le souffle, des oiseaux à profusion, le rêve. Seul petit et minuscule bémol pour moi, le peu de faune sauvage à quatre pattes, mais ça serait faire la difficile de s’arrêter à ça.
    J’adore « à fleur d’aile ».
    Voilà, je vais fermer la page et partir bosser. Merci pour ce moment vraiment extra.
    😉 je me verrais bien vivre dans une ferme à Foss á Síðu.
    PS : prononces-tu aussi bien que tu écris tous ces noms islandais? héhé.
    Bises et bonne journée à toi.
    Val

    • Salut Val,

      Merci beaucoup pour tes mots toujours aussi sympa :). Pour le gerfaut, oui, je dois être maudit vu depuis combien de temps je cours après ! Si ça se trouve, tu le verras avant moi, j’en serais ravi en tout cas 😉 C’est vrai que les mammifères manquent un peu tout de même… mais bon, il y a tellement à voir et à faire qu’on pardonne cette petite imperfection (qui explique sans doute aussi que ce soit un paradis ornitho). Pour la ferme de tes rêves, très bon choix effectivement, à deux pas des montagnes qui plus est (tiens donc :)) !
      PS : Je m’applique à les écrire au mieux mais j’avoue que ce n’est déjà pas facile, alors à prononcer, tu peux te poser la question effectivement 🙂
      Merci encore Val, j’espère que le week-end fut bon.
      Bises
      Seb

  3. Pingback: Mon petit dictionnaire illustré de l’Islande : Lettre G, du garrot d’Islande à Gullfoss | -- De Faune en Flore -- Le Blog

  4. Comme d’hab, super article, et comme d’hab, y’a des photos AAA dans le tas. Mentions spéciales à la deuxième de Latrabjarg (la flemme de faire le copier-coller pour le a accent :p), au fulmar avec les ailes rasant l’eau (AAAA même, celle-là !) ou à celles de Landmannalaugar. Bravo!

    Pour la petite anecdote habituelle: ta photo de la famille fuligule me fait penser à exactement la même fratrie… traversant la route derrière maman pour aller se jeter dans les eaux de Myvatn ^^ Un grand moment !

    La suiteuu… oh wait ! 😀
    (mais comment j’ai pu rater cet article…)

    • Merci beaucoup Samuel, c’est super sympa 🙂 et encore plus ravi que ça te remémore de si bons souvenirs 😉
      (je pense que tu l’as raté car je l’ai posté à une heure à la con, tu n’es pas le seul, j’ai déjà eu plusieurs fois la remarque :))
      Excellente soirée.
      Seb

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