Ahe, un petit air de Paradis aux petits airs de bout du Monde


Perdu dans le bleu du Pacifique, Ahe est l’un des 76 atolls composant les Tuamotu, immense archipel s’étirant sur 1800 km, du Nord-Est au Sud-est de Tahiti.

Carte, map, Ahe, Tuamotu

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Atoll de 150 km2 dont 138 de lagon (oui, un atoll c’est beaucoup d’eau !), Ahe fait partie du sous-groupe des îles du Roi Georges, au Nord-Ouest des Tuamotu.

Photographie aerienne, Ahe, Tuamotu

Vue aérienne de Ahe, archipel des Tuamotu

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Situé à 472 km de Papeete, ce petit bout de terre corallienne isolé et faiblement peuplé (550 habitants tout au plus aujourd’hui) a été relativement préservé. Aucune route, un minuscule aérodrome/embarcadère à l’image de l’unique village – Tenukupara – et un magnifique lagon entouré de petits motus donnant sur un récif hostile au possible, voilà Ahe. Faune et flore y sont donc encore bien représentées, mais comme tous les autres atolls Paumotu, il n’a été que partiellement épargné par la culture de la coprah.

Ahe, Tuamotu, photographie aérienne

Partie orientale de l’atoll d’Ahe, archipel des Tuamotu

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Parmi la cinquantaine de motus affleurant à la surface de l’océan, se cache cependant l’une des dernières forêts primaires des Tuamotu, vestige ô combien précieux. Autrefois présente dans l’ensemble de l’archipel, cette forêt, constituée essentiellement de Pisonia Grandis, a été progressivement décimée au profit des lucratives cocoteraies.

cocotier, Ahe, Tuamotu

Cocotiers, atoll d’Ahe, archipel des Tuamotu

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Comme on pouvait s’y attendre malheureusement, cette modification radicale de la flore a entraîné un bouleversement écologique sur ces terres reculées. Bien qu’effectivement peu exploitable commercialement, le Pisonia Grandis présente la singularité de s’épanouir en profonde symbiose avec la faune locale et les oiseaux marins en particulier, comme le fou à pieds rouges et le noddi noir.

Pisonia grandis, fou a pieds rouges, fregate du Pacifique, Ahe, Tuamotu

Fous à pied rouges et frégate du Pacifique sur un Pisonia grandis, Motu Manu, atoll d’Ahe, archipel des Tuamotu

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Tandis que Pisonia grandis fournit le gîte à ses amis à plumes, ces derniers lui offrent le couvert en recouvrant le sol où il plonge ses racines de guano. Produisant des fruits collants à maturité, les oiseaux lui serviront également à étendre son hégémonie toute relative sur les petits motus, en disséminant ici et là sa semence collée à leurs pattes et plumage…

Fous a pieds rouges, Pisonia grandis, Ahe Tuamotu

Fous à pieds rouges sur un Pisonia grandis, Motu Manu, atoll d’Ahe, archipel des Tuamotu

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Une fois de plus, le constat scientifique est accablant pour l’homme. Les populations aviaires sont en effet près de cinq fois moins denses dans les cocoteraies que dans ces forêts primaires… Pire encore, les conséquences s’étendent par-delà les frontières terrestres. Le guano produit par ces oiseaux se raréfiant, l’azote qui en est issu se retrouve en moins grande quantité dans les eaux pluviales, appauvrissant du coup lagon et récif en zooplancton. Au final, c’est donc toute la chaîne alimentaire qui s’en trouve impactée…

Oursin crayon, Heterocentrotus mamillatus, Ahe, Tuamotu

Oursin crayon (Heterocentrotus mamillatus), Ahe, Tuamotu

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Parmi les oiseaux ayant pactisé avec Pisonia grandis, les fous à pieds rouges ont une place de choix à Ahe. Serrés les uns contre les autres, ils réquisitionnent les plus hauts sommets pour y placer leur nid fait de branchages et feuillages.

Fou a pieds rouges, nid

Fou à pieds rouges au nid, Atoll d’Ahe, archipel des Tuamotu

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Plus petit représentant de la famille des sulidés, ce fou est aisément reconnaissable … à ses pattes pardi 🙂
Heureusement d’ailleurs, car pour le reste, c’est un oiseau polymorphique dont la coloration du plumage varie fortement, avec des individus très sombres et d’autres très clairs.

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Fou à pieds rouges (Red-footed Booby, Sula sula), Motu Manu, atoll d’Ahe, archipel des Tuamotu

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Fou à pieds rouges, oiseaux, Tuamotu, Ahe

Fous à pieds rouges (Red-footed Booby, Sula sula), atoll d’Ahe, archipel des Tuamotu

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En période nuptiale en particulier, la face et le bec présentent de magnifiques couleurs vives allant du bleu turquoise au rouge intense en passant par le vert et le jaune.

Fou à pieds rouges, oiseaux, Tuamotu, Ahe

Fou à pieds rouges (Red-footed Booby, Sula sula), atoll d’Ahe, archipel des Tuamotu

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Fou à pieds rouges, oiseaux, Tuamotu, Ahe

Fou à pieds rouges (Red-footed Booby, Sula sula), Motu Manu, atoll d’Ahe, archipel des Tuamotu

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Les noddis noirs sont également présents en nombre sur Ahe. Plus petits et de silhouette plus élancée que le noddi brun, ils ont un plumage entièrement noir à l’exception du dessus de la tête blanc-argenté. On les reconnaît également à leur bec droit et fin.

Noddi noir, black noddy, anous minutus, Ahe, Tuamotu

Noddi noir (Black Noddy, Anous minutus), Ahe, Tuamotu

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Tout comme le fou à pieds rouges, ces oiseaux grégaires nichent en colonies dans la forêt primaire où ils confectionnent des nids faits de brindilles, de feuillages et d’excréments (sympa !).

Noddi noir, black noddy, anous minutus, Ahe, Tuamotu

Noddis noirs (Black Noddy, Anous minutus), Motu Manu, atoll d’Ahe, archipel des Tuamotu

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Nettement plus petits que les fous à pieds rouges, leur cohabitation avec Pisonia grandis est parfois dangereuse, notamment lorsque les fruits sont en si grande abondance qu’ils peuvent empêcher leur envol une fois collés sur tout le corps. Un stratagème peut-être élaboré par l’arbre lui-même afin de favoriser son processus de développement par le biais de la décomposition des cadavres des malheureux pris au piège…

Noddi noir, black noddy, anous minutus, Ahe, Tuamotu

Noddi noir (Black Noddy, Anous minutus), Ahe, Tuamotu

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Ahe, Tuamotu, lagon

Vue sur le lagon depuis les environs de Motu Manu, atoll d’Ahe, archipel des Tuamotu

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Si la vie côté lagon bat son plein sur le Motu Manu, le récif, pourtant très hostile, offre également de bien belles surprises. Ici, aigrettes sacrées et chevaliers errants se partagent les vastes étendues désertiques. Contrairement aux noddis noirs et aux fous à pieds rouges, les individus de ces deux espèces sont peu sociables et arpentent en solitaire le récif à la recherche de crustacés et de petits poissons.

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Aigrette sacrée & Chevalier errant sur le récif, atoll d’Ahe, archipel des Tuamotu

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Chevalier errant, wandering tattler, tringa incana, Tuamotu

Chevalier errant (Wandering Tattler, Tringa incana), Ahe, Tuamotu

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Sur Ahe, les aigrettes sacrées sont présentes dans les deux formes dimorphiques existantes, la sombre et la claire. Bien que d’apparence très différentes, il s’agit donc de la même espèce !

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Aigrette sacrée (Pacific Reef Heron, Egretta sacra), forme sombre, atoll d’Ahe, archipel des Tuamotu

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Aigrette sacree, Pacific Reef Heron, Egretta sacra, birds, Tuamotu

Aigrette sacrée (Pacific Reef Heron, Egretta sacra), forme claire, atoll d’Ahe, archipel des Tuamotu

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Un peu plus en retrait du rivage, une silhouette connue court quelques mètres, s’arrête pour picorer puis repart à petites foulées. Nul doute, il s’agit d’un pluvier fauve, proche parent de ses cousins dorés européens et bronzés américains. Tout comme le traquet motteux, Pluvialis falva est un grand migrateur n’hésitant pas à hiverner dans le Pacifique après s’être reproduit en Sibérie ou dans l’Ouest de l’Alaska ! Plus fort encore, il parcourt généralement cette distance en deux étapes (9000 km environ), faisant fi des conseils de bison futé sur les pauses toutes les deux heures (il peut voler jusqu’à 5 jours non stop…). Bon, c’est vrai que les haltes possibles dans le Pacifique ne sont pas légion, un petit arrêt à Hawaii pour jouer du ukulélé et hop, il repart 🙂

Pluvier fauve, Pacific golden plover, pluvialis fulva, Ahe, Tuamotu

Pluvier fauve (Pacific Golden Plover, Pluvialis fulva), Atoll d’Ahe, Archipel des Tuamotu

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Sur le corail battu par les vagues, les oursins tortue forment de magnifiques colonies ici et là. Cet échinoderme particulier est dépourvu de piquants et possède en lieu et place une cuirasse de radioles en forme d’écailles, positionnées de manière à limiter au maximum sa prise aux vagues. Sur sa face inférieure, il possède d’étranges tiges molles finissant par des ventouses qui lui permettent de se déplacer et de s’accrocher sur l’inhospitalier récif.

Oursin tortue, Colobocentrotus atratus, Tuamotu

Oursin tortue (Colobocentrotus atratus), Ahe, Tuamotu

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Un peu plus haut, à l’abri des vagues, les coquilles se mettent à bouger et trahissent la présence de Coenobita perlatus, une espèce de gros bernard-l’hermite originaire du Pacifique Sud. Certains individus peuvent atteindre 12 cm de long et vivre une quarantaine d’années !

Coenobita perlatus, Bernard-l'hermite, Tuamotu

Coenobita perlatus, atoll d’Ahe, archipel des Tuamotu

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Contrairement aux juvéniles d’apparence claire, les adultes sont généralement d’un rouge très vif. Par endroit, ce sympathique crustacé est présent en très grandes colonies qui s’activent surtout la nuit venue. Sortant d’une multitude d’abris squattés l’après-midi pour se protéger du soleil, un incroyable ballet de coquilles se met alors en place pour le plus grand bonheur du visiteur de passage !

Bernard l'Hermite, Ahe, Tuamotu

Le casanier, atoll d’Ahe, archipel des Tuamotu

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Dans le ciel, bien au-dessus de tout ce petit monde, les immenses frégates du Pacifique tournoient en quête d’un mauvais coup. Parasitant fréquemment les autres oiseaux marins pour leur faire lâcher ou régurgiter leur proie, elles s’attaquent également aux poussins lorsque les parents sont absents ainsi qu’aux jeunes tortues à peine sorties de l’oeuf… Les mâles de cette espèce sont également facilement reconnaissables avec leur poche rouge sous la gorge qu’ils gonflent lors des parades nuptiales. Les femelles quant à elles arborent une gorge blanchâtre contrairement aux frégates Ariel.

Fregate du Pacifique, great frigatebird, fregata minor), Ahe, Tuamotu

Frégate du Pacifique (Great Frigatebird, Fregata minor), Ahe, Tuamotu

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De retour sur le lagon, la gracieuse gygis blanche pointe le bout de son bec. Cette sterne au plumage intégralement blanc (je l’appelle affectueusement l’ectoplasme des Tropiques car on croirait voir au travers quand on est en dessous ;)) possède la particularité de ne pas faire de nid et de pondre son unique œuf à même la branche ! A leur naissance, après quelques sueurs froides à jouer les acrobates, les poussins plantent leurs ongles dans l’écorce pour résister aux vents violents. Ils resteront ainsi pendant deux longs mois où ils seront nourris par leurs parents avant de prendre leur envol (bonjour les crampes) !

Gygis blanche, white tern, Ahe, oiseaux, Tuamotu

Gygis blanche (White Tern, Gygis alba), Ahe, Tuamotu

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Passe, lagon, mer, Ahe, Tuamotu

Entre-deux, atoll d’Ahe, archipel des Tuamotu

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Cerise sur le gâteau, un roucoulement croissant trahit la présence tant espérée d’un ptilope des Tuamotu. Endémique à cet archipel, ce magnifique colombidé se distingue du ptilope de la Société par son côté punk décomplexé, avec sa superbe calotte rose vif 🙂

Ptilope, Tuamotu, Ahe, oiseaux

Ptilope des Tuamotu (Atoll Fruit Dove, Ptilinopus coralensis), Ahe, Tuamotu

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Difficile de résister à son plumage blanc, jaune, vert et bleu qui contraste tellement avec celui de nos pigeons européens ! Malheureusement, comme de nombreuses autres espèces de cette région du globe, le ptilope a souffert et souffre encore de l’introduction de prédateurs tels que le chat et le rat sur les atolls, ainsi que de la raréfaction des forêts primaires. Il est désormais classé comme espèce quasi-menacée sur la liste rouge de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature). Espérons que cet emblème des Tuamotu parviendra à survivre, notamment grâce au travail des bénévoles qui agissent pour sa protection et celle de bien d’autres espèces polynésienne…

Ptilope, Tuamotu, Ahe, oiseaux

Ptilope des Tuamotu (Atoll Fruit Dove, Ptilinopus coralensis), Ahe, Tuamotu

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Lagon, Ahe, Tuamotu, paradis

Vers l’infini et au-delà, atoll d’Ahe, Archipel des Tuamotu

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Pour finir sur une note positive, le soleil se couche désormais de l’autre côté du lagon, laissant place à un spectacle éblouissant où ciel et mer se confondent pour un rêve éveillé…

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Onirisme, atoll d’Ahe, archipel des Tuamotu

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Enveloppés dans un silence irréel, la sensation de solitude est immense et l’on saisit à cet instant que l’on goûte aux saveurs uniques et exquises du bout du Monde…

Ahe, Tuamotu, Robinson

Robinson es-tu là ?

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Un bout du Monde magique où faune, flore et paysages nous émerveillent toujours plus. Mais un bout du Monde qui nous rappelle à chaque pas, à chaque instant, son immense fragilité, sa vie aujourd’hui entre parenthèse, entre bêtise, cupidité humaine et désordre climatique…

Sunshine, Ahe, Tuamotu

Au bout du Monde, atoll d’Ahe, archipel des Tuamotu

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Un bout du Monde que nous voudrions pourtant croire éternel…

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L’invitation,atoll d’Ahe, archipel des Tuamotu

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Ahe, Tuamotu, lagon, coucher de soleil

Sérénité, atoll d’Ahe, archipel des Tuamotu

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circumpolaire, Ahe, Tuamotu, Polynésie

Circumpolaire polynésienne

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Etoiles, Ahe, Tuamotu, night

Le lagon étoilé, Ahe, Tuamotu

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17 réflexions sur “Ahe, un petit air de Paradis aux petits airs de bout du Monde

  1. Olala, que dire? Tes photos sont extra, comme d’habitude… j’aime beaucoup le Bernard l’hermite.

    Sinon, bah c’est parfait… le Fou à pieds rouges est vraiment superbe (mais je pense que celui à pieds bleus le bat). Je ne regrette pas de l’avoir attendu « aussi longtemps ».
    Je ne connaissais pas cette sterne toute blanche, une espèce étonnante.
    Et je me surprends à m’intéresser de plus en plus aux columbidés, et quand je vois le ptilope, j’ai même pas honte 🙂 Magnifique.

    Encore un super reportage, mais que nous réserve le suivant???

    Amicalement

    Jérôme

    • Salut Jérôme,

      Ravi que cette petite virée chez Sula2 t’ait plu (on est d’accord, nebouxii le surpasse d’une paire de palmes ;)). Les gygis sont vraiment sympa, on s’y attache vite, les voir voler en tandem est vraiment extra, malheureusement elles étaient toujours un peu loin pour les photos …Sinon le ptilope, et bien moi aussi je suis fan, j’espérais vraiment le voir, je l’ai cherché des heures et des heures avant de tomber dessus. Il a été super cool, j’ai pu l’observer dans des conditions quasi-idéales juste avant mon départ, magnifique 🙂
      Pour la suite, ben comme d’hab maintenant, il va falloir patienter un poil (que j’espère pas trop long !) mais on devrait rester dans le même coin car j’ai encore quelques belles surprises sous le coude 😉

      Māuruuru roa.

      Nānā 😉

      Seb

  2. Salut Seb,
    Wahou quel beau début de journée pour moi en l’attaquant par ton article avant d’aller bosser. Je viens de prendre une belle bouffée de liberté et de nature en pleine figure.
    Merci pour tous ces détails et explications. J’ai découvert des merveilles dont j’ignorais l’existence. Il doit être difficile de revenir à notre monde après avoir passé du temps là bas!
    Ce que j’apprécie à chaque fois que je viens passer un instant dans ton petit monde, c’est que nous sommes loin de la simple photo « naturaliste ». La qualité de tes photos est extra. Nous sommes de faune en flore en version artistique et ça, c’est un réel plaisir.
    Je viens de me régaler autant avec ces splendides espèces animales qu’avec ces paysages paradisiaques (bien que je n’aime pas ce terme là 😉 ) Ton lagon étoilé, la transparence de l’eau, ces couleurs au coucher de soleil et ce côté robinson sont vraiment attirants et l’on a vite fait de voyager à travers l’écran.
    Hélas, malgré toutes ces merveilles, comme toujours, la cupidité de l’homme est aussi présente en ces lieux. L’homme n’imagine pas la réaction en chaine lorsqu’il intervient en modifiant un écosystème 😦
    Quant à l’arbre, s’il piège des oiseaux, c’est que cela doit lui être nécessaire. Je pense que la nature est sensée et bien pensée.
    Merci pour cette belle balade. Retour à la réalité pour moi, je file bosser avec de belles images en tête.
    Bonne journée , à +.
    Bises
    Val

    • Salut Val,

      Mille mercis mais tu vas me faire rougir là, je n’ai pas grand mérite, dans un tel coin, tu peux difficilement raté les cadrages puisque tout est beau 🙂 Et la lumière, c’est pas ça qui manque, c’est plutôt même le contraire ! En tout cas, je suis ravi de partager ce petit bout de paradis avec toi. Comme tu l’imagines, le dépaysement est vraiment radical et effectivement le retour sur Terre est bien rude ! Ce qui m’épate au plus haut point, c’est de savoir l’isolement extrême dans lequel vivent certains habitants de là-bas. Dans les Tuamotu, il y a un bon paquets d’atolls ou d’îles bien moins peuplés que Ahe mais aussi bien moins désservis (Ahe possède le luxe d’avoir un aérodrome). Les polynésiens vivent alors en presque totale autarcie, sur leur petit motu et dans des conditions de précarité parfois alarmantes…Si ça ressemble au Paradis pour nous petits visiteurs de passage, je ne suis pas certains que ça le soit lorsqu’on y vit à l’année. Certes, le décor est magique mais on se rend aussi vite compte qu’une fois ce décor posé, il ne change presque jamais, pas de marée ou si peu, pas de saison ou si peu, le ciel bouge mais le reste non (heureusement que les oiseaux sont là :)). Quand on a comme nous été habitué aux rythmes saisonniers, je pense que ça doit être très difficile à vivre, je ne suis vraiment pas sûr que je pourrais m’y faire même si j’y ai fait des rencontres formidables et que j’en garde d’excellents souvenirs. Ça n’empêche bien entendu que j’espère de tout cœur que ces petits coins de vie pourront survivre aux changements climatiques et autres conneries humaines, c’est pas gagné gagné mais bon, comme on dit, l’espoir fait vivre 😉

      Merci en tout cas pour tes mots toujours aussi sympa.

      A bientôt Val.

      Bises

      Seb

  3. Photos excellentes, mais pas aussi belles que les miennes !
    Textes sympathiques mais manquant de pertinence par rapport aux miens !
    Bon bref, nous sommes, encore, dans l’orgasme du voyage et la beauté des yeux, ça devient récurrent sur ce site et franchement frustrant pour les autres.
    Mais, je suis obligé d’avouer qu’encore une fois, le photographe a réussi à nous transporter dans un univers magique, féérique mais pas utopique.
    Merci à lui et à sa grande générosité !!!
    M. P.

  4. Salut Sébastien, tes photos sont très belles! Mes préférées sont l’oursin au cigare , la pie à tâches et Bernard le policier
    Bisous nono

    • Salut Nono, c’est super sympa, merci 🙂
      Par contre, tu me fais peur du coup, si ça se trouve je me suis fait flashé par Bernard quand je courais sur la plage, mince ! Sinon, elle est pas un peu bizarre dis-donc ta pie ? Faudra que tu me donnes des cours d’ornithologie car je l’ai ratée celle-là 🙂
      Bisous mon grand.
      A bientôt
      Seb

  5. Hello,
    Très belles photos comme d’habitude !! ^^
    Continue de nous faire rêver avec ces paysages paradisiaques et ces animaux sortis tout droit d’un autre monde!! >.<
    Gros bisous et à bientôt !!! 😉

    • Merci Manièce, c’est très gentil de ta part 🙂 Je vais essayer alors ! (La prochaine, je te ramène un Bernard vivant (pas facile, il lui faut son confort le gars !))
      Bisous et à bientôt 😉
      Seb

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