Mon petit dictionnaire illustré de l’Islande : Lettre Q, de Quatre… à Quatre


Comme annoncé, c’est une toute petite lettre à laquelle vous aurez le droit aujourd’hui.

Bon, que les choses soient claires, loin de moi l’idée de faire l’apologie des 4×4 mais, pénurie de Q islandais oblige*, je me retrouve contraint et forcé de faire ici une petite tirade sur eux…

Bien loin des jouets pour grosses bourses qui squattent de nos jours les trottoirs sans jamais voir une flaque de boue, le 4×4 islandais reste un moyen quasi-incontournable pour arpenter certaines régions de l’île.

Bien entendu, les sportifs aguerris pourront partir des semaines durant sac sur le dos ou sacoches sur le biclou… Mais cette aventure reste réservée à des personnes très bien préparées physiquement et moralement, l’Islande étant rarement tendre niveau météo…

4x4, Islande, paysages

Pour tous les autres, sachez cependant que le 4×4 n’est pas non plus indispensable si vous débarquez pour la toute première fois sur l’île et que vous vous contentez d’en faire le tour (via la fameuse route n°1, c’est ce que font je pense plus de 95% des touristes lors de leur premier périple). Certes, vous aurez ici et là quelques passages sur graviers ou routes non goudronnées, mais franchement rien d’insurmontable avec une simple berline et en y allant mollo (bon, je vous conseille tout de même et dans la mesure du possible de souscrire une assurance optiques & pare-brise, ça vous évitera des sueurs froides à chaque virée, surtout lorsque vous croiserez ces énormes « super jeeps » roulant plein pot).

En revanche, si vous envisagez de fouler les terres du milieu, de vous extasier devant Landmannalaugar, le volcan d’Askja ou certains coins reculés des Vestfirðir, le quatre roues motrices peut s’avérer tantôt une nécessité, tantôt un confort fort apprécié. Les routes de montagne, du centre de l’île et certaines routes côtières sont en effet rarement revêtues, caillouteuses à franchement cabossées, avec des passages de gué plus ou moins fréquents et variables en profondeur selon la saison et la météo des jours précédents (attention, les dommages consécutifs à un passage de gué loupé ne sont jamais couverts !).

En général, les pistes les plus mauvaises et nécessitant impérativement un 4×4 sont notées F (pour Four-wheel drive only). Si vous ne voulez pas vous retrouver dans de fâcheuses galères, oubliez tout de suite de les emprunter en berline, c’est d’ailleurs interdit. Sans parler des risques encourus, si le loueur s’en aperçoit d’une manière ou d’une autre (délation ou traçage GPS), cela pourrait vous coûter cher, très cher même !

Dernière chose, si vous avez la chance et l’utilité de vous payer un 4×4 lors de votre séjour islandais, mille mercis par avance d’être respectueux de cette terre fragile, restez bien sur les pistes prévues à cet effet et ne faites pas comme certains abrutis qui occasionnent des dégâts irrémédiables sur cette flore ô combien fragile…

Bon, trêve de blabla, en route pour un petit tour sur quelques pistes du pays gentiment cabossées ;).

A très bientôt pour la lettre R :).

*ndrl : Attention, à ne prendre qu’au premier degré ;).